L'ours blanc nous narrait son expérience et sa philosophie sur le forum bulle-immobilière.org . Il nous a quitté le 10 février 2007.

C'est pour lui rendre hommage que j'ai retranscrit ici ces contributions les plus intéressantes.


Gold
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Sortir de l’Euro (26/12/2006)

« Voilà qui va donner du poids aux politiques qui veulent sortir de l'Euro... »

Quelle parité pour le nouveau nouvau Franc ? Car les autres ne vont par sortir de l'euro par solidarité pour nous faire plaisir ! Donc l'euro perdurera, avec le nouveau nouveau Franc et peut être bien aussi la nouvelle Lire.
Alors combien de nouveaux nouveaux Francs pour un euro : 10 ? 25 ? 50 ? 3 000 000 ?
Rigolez-pas, souvenez-vous de Weimar ou, plus près historiquement, de la situation turque ! Rigolez pas ! Vous y croyez pas ? Attendez un peu, car si par démagogie pure on sortait de l'euro, pure construction au demeurant, construction de Mitterrand et Delors officiellement socialistes, donc si on sortait de l'euro ce n'est pas pour mener une politique de Franc fort à la Bérégovoy (encore un socialiste...) et arrimer le nouveau nouveau Franc, avec du coup bien plus de douleurs, à l'euro, c'est bien pour le laisser filer.
Alors pour acheter votre magnétoscope VHS (des DVD il n'y en aura plus !) pensez à apporter une brouette de billets, parce qu'à moins de 1 000 000 000 de nouveaux nouveaux Francs, ton VHS Samsung tu n'en auras plus !
Un ivresse, un peu le même mécanisme que ceux qui prennent de la coke, peuvent faire des choses extraordinaire durant la soirée :wink:, et mettent cinq ans à s'en remettre quand ils ne se paient pas un arrêt cardiaque.
Après la sortie de l'euro douce ivresse, puis ivresse moins douce et quarante ans de gueule de bois.

Autre chose : l'esprit magique, le truc vaudou incantatoire :
L'idée qui, si l'on voulait bien y réfléchir appartient plus au champ délirant de la psychiatrie qu'à celui de l'économie, voudrait qu'on puisse produire d'authentiques et non frelatées richesses ex nihilo en manipulant l'outil qui permet de les échanger !
Aussi ridicule qu'un paysan qui penserait améliorer sa récolte en modifiant la valeur que quintal. Il est inquiétant de vois les pricipaux prétendant bercer la peuple français avec de telles coquecigrues et sornettes auxquelles ils ne croient pas, eux, un seul instant (la marionnette à gaine y croit peut être, mais ses marionnettistes sont parfaitement au parfum eux, et lle fra ce qu'une marionnette a toujour fait : obéir au bras qui la tient fermement).

Les relations humaines ne sont régies que par le Désir : ça apparait à la surface de manière évidente pour les relations intimes, c'est masqué par un entrelac de machins comptable pour l'économie, d'autant plus masqué que la dite économie est de typa étatico-maffieuse.
Mais si le Désir est affirmé et grand pour le dernier lecteur BlueRay, et quasi nul voire nul pour le sandwich sale de la guingette à Mario, le possesseur fabricant de lecteurs BueRay gagnera plus de sous, quels que soient ces sous, que Mario ! Au pire il y aura un marché noir de lecteurs BlueRay, avec ce que ça suppose comme prix astronomiques, embrouilles diverses, et fréquentations douteuses.
Car on ne tues pas le Désir sans tuer l'humain !

Espérer modifier la création de richesses en manipulant la monnaie, c'est espérer guérir le fiévreux en cassant le thermomètre : un acte de médecine vaudou !

Bien cordialement,
Pajala

Hausse des taux: l'inflation ennemi public N°1 des banques centrales (AFP, 01/08/2006)

« Et si l'inflation repart dard dard, qui payera l'addition des prêts a taux fixes consentis à des niveaux très bas ? »


Ceux qui ont prêté à ces taux très bas !!
Les banques se protègent, en effet, entre autres sur les marchés dérivés. Il y a donc les acteurs de ces marchés dont certains seront perdants (les acteurs ce peut être aussi des épargnants qui placent leurs sous dans des trucs sans trop savoir ce qu'il y a derrière), tous les détenteurs d'obligations, et ça fait du monde, seront aussi perdants.

L'inflation est un mensonge sur les contrats ! Comme tout mensonge, dont les drogues au sens large, il crée une douce ivresse. À très petite dose, comme l'ivresse classique, ça peut même aider.
Le problème est que cette ivresse n'est pas dû à l'inflation elle même mais à son augmentation, sa dérivée, en quelque sorte. Si tu vis dans un monde avec une inflation régulière à 30 % où tout ou presque est indexé, ça fait comme si il n'y avait pas d'inflation (sauf sur les échanges extérieurs). Demandez aux Islandais des années 70... ! (Et c'était pas 30 % !!)
Comme la drogue, il faut alors augmenter la dose, et la dose c'est au final ce qui fait le poison comme le dirait Claude Bernard.
Passer de 2 à 4 %, ferait pas mal de bien à beaucoup, et je n'y verrais même pas d'inconvénient. Mais une fois à 4 %, on fait quoi ? Si tout est indexé sur 4 %, ça fait plus rien. Alors on reprend un petit verre et on arrive à 5, puis 7, 10, 25 ; et là commence autre chose : l'inflation qui se nourrissait de l'augmentation de la masse monétaire commence à se nourrir de l'augmentation de la vitesse de circulation de la monnaie, car les agents se débarrassent alors au plus vite de cette monnaie qui fond : c'est l'entrée en hyperinflation, dont le plus bel exemple fut donné par l'Allemagne de Weimar ; le prix du repas au restaurant était multiplié entre l'apéro et le dessert ; ceux qui mangeaient vite étaient avantagés !
La vraie question est là : comme pour l'alcool, si tu es sûr de prendre tes trois verres de Whisky par semaine et de ne jamais en prendre un quatrième, why not, mais les trois verres ne te font alors plus rien. Sinon.... Quod dubitas, ne feceris.
Voilà pourquoi (entre autres) il vaut mieux être vigilant avec cette chose. Surtout que la cure de désintoxication, entendez de désinflation, est longue et douloureuse, comme plusieurs épisodes de l'histoire nous le montrent, le choc de 1983 et la suite en France nous le rappelle.

Bien cordialement,
Pajala

Comment réussir un « softlanding» de l’immobilier ? (IXIS CIB, 21/07/2006)

« ben, un bon coup d'inflation et on efface les dettes! :lol: surtout si les revenus suivent! :lol: :lol:
De plus, avec un bon coup d'inflation, on retrouve une compétitivité envers la Chine :twisted: avec un euro dévalué de 50%! »


Cette méthode a été appliqué, en France, dans les années 70. Résultat des courses :

- en 1970 il n'y avait aucun chômeur (quelques vagues frictionnels), après application de la méthode on se trimballe 4 millions de chômeurs.
- ça n'a été possible que parce que les taux d'intérêts étaient alors administrés et les frontières relativement fermées ; cela a permis à ma génération d'acheter son tas de pierre en ruinant les économies du grand père qu'était allé à Verdun ! Question "morale" on fait mieux. Puis on ne trouvait plus de prêteurs, les gens qui disposaient d'argent préféraient spéculer sur l'or, les tas de pierre, ou le Franc suisse ; certainement pas prêter ou investir. L'état était donc obligé d'injecter de la monnaie, ce qui, tout doucement nous conduisait de l'inflation vers l'hyperinflation (15% / an déjà en 1983) ; chacun se souvient où l'hyperinflation a conduit la république de Weimar : à une demande d'ordre musclé !
- today cela conduirait :
* À une perte considérable de compétitivité, mal compensée par des dévaluations drastiques ; je rappelle qu'une dévaluation est aussi une baisse de salaire autoritaire !
* À une hausse considérable des taux d'intérêts, ceux-ci n'étant plus administrés aujourd'hui. À 15% d'inflation et menace de plus, ça nous fait des taux long à 25% voire plus = effondrement du prix des tas de pierre, personne ne s'en plaindra ici, et ça me ferait bien rigoler, mais hélas ça ne s'arrêterait pas là, effondrement des investissements et chômage à je ne sais combien.

-- Alors, ou bien on en revient à un pays fermé, protectionniste, une sorte d'économie à l'Espagne de Franco, et on aura une économie très spartiate, proche de la disette chronique, peu de liberté, des rapports paternalistes, mais assez peu de chômage (car consommateurs obligés) ; il faut savoir ce que ce "modèle" signifie exactement, le meilleur exemple en est l'Espagne de Franco (d'un point de vue économique je ne parle pas ici de l'aspect dictature !) ; on peut choisir ça, mais en connaissance de cause ; par ex fini les ordinateurs modernes ou les iPod et autres écrans plasma devenus totalement hors de prix.
-- Ou bien on tente l'expérience à frontière ouvertes comme maintenant, et alors en deux ou trois ans, le pays est totalement ruiné.

Proverbes : - On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre. - Il n'y a pas de repas gratuit.

Bien cordialement,
Pajala

« le Chômage n'est pas dû à cette période d'inflation (en gros de 1974 à 1985) il est apparu dans quasiment tous les pays occidentaux (chômage ou sous emploi, peu importe). »


Les pays qui n'ont pas fait le choix de la drogue inflation ont eu moins de chômage. Le pays qui a choisi de refuser l'inflation, de maintenir la valeur de sa monnaie, la Suisse n'a connu aucun chômage ! La Suisse n'a aucune matière première, hormis l'hydroélectricité, et "ses conditions particulières" régulièrement invoquées ne sont que le fruit de décisions intelligentes.

Je suis d'accord avec vous, le crédit n'est qu'une "monnaie provisoire" créée de toutes pièces par les banques, sous la surveillance des banques centrales. Monnaie destinée à disparaître lors du remboursement du dit crédit.

L'inflation est une violence faite à l'honnêteté des contrats synallagmatiques ! Que ça arrange les endettés est facile à comprendre, mais les prêteurs, eux, ne s'y laisseront pas prendre deux fois (au moins le temps que la mémoire collective l'oublie) : ils ne reprêteront pas, ou bien plus cher. On aura avantagé les emprunteurs en place au détriment des emprunteurs futurs ; un truc politique ça, faire plaisir démagogiquement tout de suite (histoire d'être réélu) en sacrifiant l'avenir !

Dans un monde parfait, les monnaies seraient privées, et l'on verrait alors clairement celles qui seraient désirées et celles qui ne le seraient pas !
Chiche !

Bien cordialement,
Pajala

Ben Bernanke: Tough Guy (The Washington Post, 07/06/2006)

« .....Avec Greenspan, personne ne comprenait ce qu'il disait, mais tout le monde savait où l'économie allait.
Avec Bernanke, on dirait que c'est le contraire. Tout le monde comprend ce qu'il dit, et personne ne sait où l'économie va... »


Je crains que vous n'ayez raison...
Ce qui traduit en français courant signifie que Greenspan était bon et que Bernanke serait mauvais.
N'oublions pas que Greenspan est entré en fonction au moment du krach boursier de 1987, 22,5 % de baisse en une séance (le double de 1929 !) et que nous n'avons eu ni récession majeure ni de guerre mondiale. Il a surmonté d'autres crises aussi. Certainement fait des erreurs également (jolie bubulle ?) mais il n'a pas été si mauvais.
Il avait déclaré à des journalistes : "Si vous avez compris ce que j'ai dit, c'est que je me suis mal exprimé !".
Bernanke n'a l'air d'avoir ni ce brio, ni cet esprit. Un peu jeune peut être, banquier central c'est un métier de vieux.
Cordialement,
Pajala

Crédit Lyonnais : Trichet rejugé (Challenges, 06/06/06)

Si vous êtes impliqué dans une affaire de chapardage d'oranges à l'étal d'un épicier, il y a de bonne chance que vous ne soyez ensuite jamais embauché comme vigile à Carrefour...

"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir"

« Il y a des coïncidences troublantes... »


Troublant, vous avez dit troublant ?

Vous avez dit, aussi, "indépendance de la justice" ? Et si, pour contrer l'indépendance de la BCE, un truc européen donc difficile à manipuler en sous main par les voies habituelles, les politiques français n'avaient autant insisté (souvenez-vous l'affaire Willem Frederik Duisenberg, qui ne racontera rien puisqu'il est mort !) pour y nommer Trichet que parce qu'ils le "tenaient" ?
Ça pourrait bien tanguer pas mal dans le staff de la BCE alors. On va encore se faire aimer (!), et comme tous les coups tordus depuis quelques années, celui-là, si tel est le cas, aura une fois de plus les effets contraires à ceux recherchés.
50 points de base pour démentir tout ça ? Chiche ?

Bernanke, dans la continuité de Greenspan (Le Figaro, 30/03/2006)

« paradoxalement, la relance de l'inflation serait le moyen le plus simple de la résorber... »


Sauf qu'il est où le monsieur ordonnateur de "la relance de l'inflation" ?
Les Banques Centrales qui sont pratiquement toutes indépendantes du pouvoir politique maintenant, ont comme mission exactement l'inverse !
Et si elles faillissent un tant soit peu dans cette mission, les marchés financiers, devenus particulièrement sophistiqués avec les dérivés, entre autres, auraient tôt fait de rappeler tout ce petit monde à l'ordre.
Pourquoi croyez-vous que la FED porte ses taux à 4,75%, en attendant mieux ?
Ne comptez pas sur l'inflation.
Cordialement,
Pajala

« Le mal est déjà fait, la 'bulle d'argent créé' circule dans les marchés...
Le choix est plutôt :
- Va-t-elle se diffuser lentement dans l'économie... ? (et laquelle, la notre? et où?)
- Ou continuer à tourner dans la stratosphère financière ? »


L'inflation, au sens des années 70 je n'y crois guère. Je comprends bien que certains aient ce fantasme qui arrangerait leurs petites affaires (croient-ils), mais les seventies, c'est fini et bien fini.
Mais la question posée ci-dessus est la bonne et la pertinente.
Bon, on essaie, aussi de ramasser le surplus à la serpillière des taux.....
Bon, l'inflation des prix immobiliers, elle est déjà là, ça vous suffit pas !
Cordialement,
Pajala

« Le jour où la confiance dans le dollar s'effondrera sera terrible... »


Le jour où la confiance en le dollar s'effondrera sera le jour où il y aura autre chose, plus sûr et plus rémunérateur comme monnaie et comme économie derrière. Autant dire que ce jour ne verra pas le jour avant très longtemps. Ce n'est pas d'aujourd’hui que le dollar varie dans de grandes proportions, et que ses taux d'intérêt varient aussi et pas mal : Je me souviens d'un dollar à 3,81 FF [1,72 $ pour 1 ¤, nous en sommes loin] et d'un dollar à 10,50 [0,625 $ pour 1 ¤, nous en sommes loin aussi] et le monde ne s'est pas effondré. Peu même s'en souvient !
Derrière le dollar il y a l'Amérique et son économie, la plus puissante.
Des variations, oui, il y en a déjà eu, et des beaucoup plus fortes, mais un écroulement, non. Personne n'y a intérêt, d'ailleurs.

Cordialement,
Pajala

FR : L'immobilier en France surévalué de 30% ? (Le Figaro, 21/02/2006)

On lis ça :

« Une baisse des taux d'intérêt salutaire »



Puis ça :

« La Banque de France, par la voix de son gouverneur Christian Noyer, souligne à son tour que ce maintien de conditions de crédit trop accommodantes n?est pas souhaitable. Elle approuve en ce sens la décision de la Banque Centrale Européenne d’augmenter son taux directeur début mars pour contenir la hausse des prix et éviter un crash immobilier. »

Lapsus calami ? En gras en plus ! Révélateur du désarroi qui s'empare de nos élites ?
J'espère sincèrement que nos pilotes ont des doigts de fée et parviendront à l'atterrissage, en douceur ou un peu sec.
Car notre société, fragile, désorientée, malade pour tout dire, ne résisterait pas à un krach violent !
Il y a de la dynamite partout, et un ******, Monsieur Krach immobilier, qui se promène avec une allumette !!
Alors croisons les doigts et espérons les doigts de fée là haut, au château, où dans toutes les ailes on a peur désormais.
(Pour le coup on commence à se préoccuper plus des intérêts du pays que de sa propre réélection, du jamais vu depuis... De Gaulle !)
Alors les moins 30, (moins 40 plutôt d'ailleurs), on se les fait dans le calme, hein ; promis ? Soyez choux !


Le pays est en faillite ! Je ne pense pas, qu'ici, un seul me contredise.
La dynamite est partout dans la haine sociale et dans d'autres haines (je n'aborderai pas ce sujet ici, mais ça existe).
Quelques caisses de dynamites ont explosé en novembre 2005. Quand on songe à la médiocre allumette mouillée qui a généré ça.....
Il a fallu ça (et oui, on est un peu sourd d'oreille dans les cocktails au château) pour réveiller ce petit monde. Qui du coup écarquille les yeux !
Vous croyez que pondre un CPE, avec les risques politiques traditionnels, plus le risque de manifs qui tourneraient mal (genre grenade lacrymo dans la figure, un flic trop excédé qui tabasse quelqu'un à mort, etc), à un an de la grande élection, ils le font de gaieté de coeur, quand on connaît, et depuis si longtemps, leur traditionnelle lâcheté et démagogie ?!
Du coup, le Grain Noble, que je pouvais pas sentir, me devient sympathique !
Et puis autre chose :
Ça devient souhaitable de perdre ! Alors perdu pour perdu se disent les gars du château, et en face on fait littéralement un concours de perdants. J'espère que vous avez vu.
Parce qu'au fond, ça sera peut être pas si confortable d'être au château si les caisses de dynamite, elles toutes ensemble...
Parce qu'alors, les gens très, mais alors très très énervés avec des cordes dans les mains, ce sont précisément au château qu'ils viennent, les gens, pour se passer leur nerfs... :wink:
Donc, autant ne pas y être ; d'où les : après vous je vous en prie, non vous étiez là avant, ah non c'est chacun son tour...
Vous voyez... ?
Amicalement,
Pajala

« Je trouve que cet avis s'ajoute à d'autres qui parlent plus ou moins de fin du monde économique, de big bang des pays riches...
Je pense à:
Fin de l'hégémonie US/krach mondial
Guerre en Iran
Krach Immobilier
Révolution et/ou guerre civile ou équivalent
On peut certes s'attendre à une baisse dans l'immobilier.
Mais pourquoi voir tout en noir de cette façon?
juste un avis, après tout je n'ai qu'a ne pas lire, et chacun est libre de ses impressions et opinions. Voilà mon appréciation sur le sujet »



Il ne s'agit pas de voir "en noir !". Il s'agit d'être suffisamment lucide suffisamment tôt pour éviter que le "noir" ne se concrétise. Enfin, ne se concrétise trop.
Le "désir" de la fin de l’hégémonie US s'alimente à une animosité bien française qui s'explique aisément (mais longuement).
Sur ce point, vous avez pas fini d'être déçu. Certes il y a des chiffres pas très encouragements, certes.
Mais les chiffres sont la photographie instantanée des choses (et encore, biaisée le plus souvent). Ils ne renseignent que peu sur l'avenir, inconnu par nature.
Derrière l'économie, il n'y a pas de machines, mais des hommes ! Avec leurs désirs, leurs espoirs, leurs possibilités....
Et les US, n'en déplaisent à certains que je soupçonne nombreux, ont de la Liberté (moins qu'en Nouvelle Zélande, mais bien plus qu'en Europe, ou... en Chine :wink:) et de l'espoir ; de la vie quoi ; rien que la démographie ! Ça parle ça non ?
"Attendez-vous à savoir" comme le disait, de sa voix chevrotante, Geneviève Taboui, d'un temps où j'étais à peine né moi-même.
Bien à vous !
Pajala

Attendez, attendez ! Je ne dis pas que c'est la fin du monde ! Je dis que la situation est extrêmement tendue en France, et potentiellement explosive. Et que l'on est en train d'en prendre, enfin, la mesure, là haut. Point final !

Les événements dont vous parlez étaient pour le plupart des événements extérieurs. Le sida un problème personnel, d'ailleurs collectivement de peu d'incidence, car transmissible mais non contagieux. Chirac un non événement, seul le chômage de masse de longue durée..... : mais celui-ci n'est-il pas en train de ronger l'espoir, celui de la jeunesse en particulier, donc de fragiliser la société ?

Quand à 68, un truc potache qui a tourné un peu agité ; non événement, sauf des (durables) conséquences "culturelles".
La baies des cochons étaient un bras de fer entre les fusées russes à Cuba et les américaines en Turquie. Quel cirque ! Quel cinéma ! Un bon film. Mais c'est vrai que les metteurs en scène auraient pu perdre le contrôle des acteurs. Ce n'a pas été le cas, preuve que !
Mais les "acteurs" de today ? Il y a bien un metteur en scène, au moins ??? :wink:
Amicalement,
Pajala

ECO: Mais où est passée l'inflation ? (L’Express, 13/01/2006)

« L'inflation ne se lit plus aujourd'hui dans les prix à la consommation, et c'est bien là le piège, mais dans les prix des actifs (immobilier, actions, obligations)

D'une part, l'inflation de la sphère réelle, celle qui mesure les prix des biens et des services, et de l'autre l'inflation de la sphère financière »


Sauf, qu'une fois de plus, on mélange un peu tout (les esprits embrouillés sont plus manipulables.... !).
"L'inflation" de la sphère financière, je ne sais pas ce que c'est.
Mais l'immobilier n'appartient pas à la sphère financière ; c'est même un bien très réel qui rend un service indispensable à tous !! L'immobilier n'est considéré comme un "actif" que parce que, par nature, il s'use peu. C'est, avant tout, un bien de consommation indispensable, le plus indispensable de tous (avec la nourriture) qui devrait donc faire partie de l'indice des prix à la consommation. On verrait alors que ceux-ci sont bien moins sages qu'il n'y paraît !!
Il est, enfin, rassurant de constater que Trichet s'en inquiète.
Quant aux actions et obligations, c'est tout autre chose ; j'ai déjà expliqué ça ici. En outre, chacun peut passer sa vie sans détenir la moindre action ni obligation, mais il est difficile de concevoir de vivre normalement sans un toit sur la tête.
L'immobilier est à ranger dans la même catégorie que les nouilles ou les petits pois !
Cordialement,
Pajala


« Pour le peu que je connais d'économie, la création de monnaie est normalement suivie d'une forme d'inflation. Autrement dit la monnaie créée quand les banques accordent des prêts immobiliers se retrouve quelque part dans l'économie française, générant une inflation de quelque chose. Quand on ne mesure l'inflation que dans les prix à la consommation, on met une fois de plus l'accent sur "ce qui se voit" (les prix à la consommation restent stables), en cachant soigneusement sous le tapis "ce qui ne se voit pas" (certains actifs ont vu leur prix augmenter au-delà du raisonnable). Et on n'a pas besoin de se poser la question de ce qui va se passer quand l'excédent de monnaie va disparaître. »


Tout à fait !!
Mais en quoi l'immobilier ne serait-il pas un bien de consommation ?
"Ce qui ne se voit pas est souvent plus important que ce qui se voit".
Et cacher sous le tapis l'immobilier, ce n'était pas le bon endroit.
- Ça s'est vu ?
- Ça c'est vu !
Ou comment faire sortir le logement du budget des ménages, en faisant croire aux pauvres gens qu'il sont en train de réaliser une "opération financière", une "plus value" ; de toutes manières on n'habite pas dans une plus value....

Quant à :

« Et on n'a pas besoin de se poser la question de ce qui va se passer quand l'excédent de monnaie va disparaître »


Cela ne peut que provoquer l'hilarité chez Pajala.
Comme le disent les Chinois : "assieds toi au bord du fleuve et tu verras passer le cadavre de ton ennemi".
Je suis assis et vois Greenspan, Trichet et les autres ramasser l'excédent monétaire ; et je ris ! :wink:
Bien cordialement,
Pajala

La Banque centrale européenne prépare les marchés à une nouvelle hausse de ses taux (Le Monde, 12/01/06)

« Ils auraient pu monter les taux le 12. Ils trainent. Trichet indique que le marché anticipe la prochaine hausse. Mais les taux 10 ans continuent leur baisse :evil:

Quelle est la date de la prochaine réunion bce? Je vais encore m'armer de patience. »



Ils traînent parce que, même juridiquement indépendants, ils sont sous pression politique.
Les taux longs ne dépendent pas de le BCE mais des marchés. Le fait qu'ils demeurent si bas et même baissent est un mystère selon Greenspan.
Je pense qu'il y a une énorme surabondance de liquidités. Greenspan a arrosé l'incendie du krach boursier Internet de 2000 et l'a éteint ; mais il a mis trop d'eau et il y en a de partout (dans bubulle notamment), depuis il la ramasse à la serpillière l'eau (remontée des taux quart de point par quart de point), mais ça prend du temps.
Au passage on vérifie qu'une surabondance de liquidité ne crée pas de richesses mais de l'inflation ; ici, l'inflation immobilière.

« Ca m'étonne que le PS ne voit pas que cette baisse des taux n'encourage pas l'investissement des entreprises. Le PS veut voir l'immo plus cher et les dossiers de sur endetter se multiplier, une bonne occasion de faire "du social" »


"Confier la garde de la monnaie aux politiques, c'est confier la garde du pot de crème au chat !". Je sais, je l'ai déjà dit, mais bis repetita placent !

Les socialistes sont dans la "toute puissance" (au sens psychanalytique), ils s'imaginent qu'avec des "leviers" on peut avoir accès à tout, à la richesse, etc, et même..... au bonheur.
Alors quand un levier leur échappe, ils font un caprice. Normalement ce genre de fonctionnement cesse au maximum vers l'âge de sept ans. Ensuite, acceptation plus ou moins douloureuse, du principe de réalité.
Mais certains, assez nombreux, n'acceptent jamais.
Peut être un refus de la réalité ultime, la mort ? Je ne sais, mais ça ne date pas d'hier, ce truc. Triste mais pas surpris..
Cordialement,
Pajala

Trichet : 5 ans après même combat (L’humanité, 11/12/2005)

« Et c est pour masquer le décor que les japonais on inventé aujourd’hui une nouvelle taxe expresse sur l OR...applicable dès demain pour "freiner la spéculation". Ah ? Pourquoi ils l ont pas fait sur l immo il y a 20 ans ? Pourquoi pas sur les technos , il y a 5 ans ? »


Une taxe ne "freine" pas la spéculation ! Elle l'aggrave ! D'abord parce que c'est un signe que quelque chose se passe, ceux qui n'avaient rien remarqué jusqu'alors, y iront.
Ensuite parce que la taxe est immédiatement intégrée dans les cours, payée par les nouveaux entrants.
Aucune mesure administrative n'arrête une spéculation...
Ce qui peut arrêter une spéculation est le sentiment que le marché pourrait se retourner. Si le site de JMP était TF1, l'immobilier en France, il en serait où ? Bénissez son initiative, elle (vous) aura fait gagner quelques mois... Où en serait le marché SANS l'info qui circule sur Internet ? Car ça refroidit les ambitions, enfin certaines, soyez en quand même sûr.
Les Suédois ont porté le taux de l'argent au jour le jour à 500 % en 1992 ! Ça a ravagé l'économie, et n'a pas empêché une dévaluation de 30 % quelques semaines plus tard ; au passage un taux ÉNORME pour la couronne, une monnaie de pays développé, tout de même.
Cordialement.

« Quand la Bourse de Paris réalise 52 % de rendement en 1999, c'est de l'inflation, car aucune contrepartie matérielle n'existe. »


NON ! Voilà encore une contre vérité !
D'abord personne ne mange des actions à son déjeuner ! Les actions ne sont pas un "bien réel" consommable, contrairement à l'immobilier qui sert à se loger.
Ensuite, contrairement à ce qui est écrit, une "contre partie matérielle" existe bel et bien, peut être pas dans les proportions de la hausse des cours, mais n'est pas inexistante : le progrès technique, la hausse de la productivité qui s'y attache, la modification du portefeuille produits, etc.
Imaginez :
Vous achetez un titre A d'une entreprise A. Au moment de l'achat l'entreprise est un consortium qui fabrique des pneus et des câbles et quelques autres trucs, avec une rentabilité douteuse et un avenir plutôt incertain. Quinze ans plus tard le valeur de vos titres de l'entreprise A a été multipliés par 500 ; mais l'entreprise A fabrique alors des bijoux de haute technologie, désirés et réclamés par tout le monde, et est leader sur son marché ! La multiplication par 500 N'EST PAS DE L'INFLATION, il y a bien une contrepartie, de la valeur ajoutée (=satisfaction de besoin/désir) qui n'existait pas auparavant.
Ah, l'entreprise A, choisie pour illustrer existe : il s'agit de Nokia.
Il en est tout autrement de l'immobilier. Les prix dans mon quartier ont été multiplié par quinze en vingt cinq ans ; mais ce sont les mêmes immeubles !! Rien, ou si peu n'a changé ; de plus construits en 1840, ils sont comptablement amortis depuis longtemps, non ? À mes yeux, ce qui a le plus de valeur dans mon immeuble est... la prise Internet, fruit de l'intelligence, et de l'intelligence récente de l'homme. Le reste ne vaut pas grand chose, valeur d'usage certes, mais cela devrait valoir le même prix qu'il y a vingt cinq ans, à l'inflation (X 3 environ) près. Donc 15 divisé par 3, grosso modo les prix sont cinq fois trop hauts ! Et j'aimerais bien les voir redescendre à ce niveau raisonnable ; et vite. Pourtant, je suis propriétaire mais plus amoureux encore de la cohérence que de mon portefeuille. Et un tantinet inquiet pour l'avenir, aussi :wink:
Alors, pourquoi pas faire entrer dans l'indice des prix l'immobilier, puisque c'est aussi un bien de consommation à tout le moins d'usage ?
Mais le cours des actions, c'est tout autre chose.
Cordialement.


« Même pas ! Un immeuble ca se dégrade, il faut l'entretenir, et il se dégrade quand-meme. Sans amélioration majeures (parties REFAITES) le prix d'un immeuble doit baisser.
Maintenant la pratique, vous venez de prouver que ca se passe autrement :(
(En théorie, la théorie et la pratique sont le même chose, en pratique, elles sont différentes). »


Vous avez raison ! Mais je tentais de rester raisonnable. :wink:
Le marché immobilier est devenu fou. Le marché... c'est à dire les gens qui y interviennent, et principalement les acheteurs ; crise de masochisme aiguë ? Cela arrive quelquefois dans l'histoire.
Bien cordialement.

Immobilier : vers des prêts hypothécaires à 50 ans (Le Figaro, 09/12/2005)

Dans les pattes à vie de ton banquier !!!
Tu étais déjà dans les pattes de l'état, et maintenant du banquier !
"Rechargeable". Ah les mots ! Le bel outil des dictatures modernes, les mots, plus propres et au fond plus efficaces que le sabre.
Avant, l'hypothèque quand elle était usée (tu avais fini de rembourser, tu étais libre) tu la jetais, comme une pile.
Maintenant tu la recharges, comme un accus ! C'est mieux, non ?
Acheter son logement, le but, c'était de ne plus payer un loyer ! (En fait, économiquement, de te payer le loyer à toi-même). Et de n'avoir plus rien, mensuellement, à payer. De pouvoir consacrer, après l'effort initial, cet argent à autre chose, qui te ferait plaisir (voir ce mot).
Et bien NON ! Fini tout ça ! Endetté à vie, et rechargeable l'endettement (au cas où un petit malin serait tenté d'en sortir).
Bon, au début ça se voit. Même vous, vous le voyez, parce que vous êtes encore "à l'extérieur". Mais quand le pli sera pris, la génération suivante trouvera ça normal, de payer les "frais hypothécaires" (on trouvera un joli mot, vous verrez) à vie. Ah oui, on pourra même mettre des taxes sur les frais hypothécaires, vous verrez.
Restera à aller bosser pour, au final, n'avoir que quelques piécettes d'argent de poche, et puis n'allez pas faire n'importe quoi avec vos piécettes, l'état il veille ; par exemple en griller une au bar ; que nenni, in-ter-dit ça bientôt ! (Pour ceux qui ne m'auraient pas suivi, je précise que je ne fume pas !).
Les piécettes à la fin du mois, c'est déjà le cas ? Ben ça alors !
Cordialement.

« ce que les politiques négligent souvent : la durée, les yeux rivés sur les élections »


La dictature du court terme c'est pour les politiques !
Les investisseurs, par exemple ceux qui construisent une raffinerie, doivent, eux, se préoccuper du long terme. La "politique" garante du long terme, encore une idée reçus à laquelle il faut tordre le cou.
En Suisse, une infirmière des mes amies gagne 10000 CHF/mois. Un joli trois pièces au centre de Lausanne coûte à la location 3000 CHF/mois.
À Berne, dans la boucle de l'Aare situation exceptionnelle donc, cela vaut 10000 CHF / m2 (quand on en trouve....), le même prix que le beau parisien, mais avec les revenus (et les patrimoines) suisses ! Ce n'est pas, donc, très bon marché, mais pour les Suisses plutôt un tantinet moins délirant que chez nous, où les pauvres sont légion.
Mais c'est cher partout en Suisse, avec des nuances bien sûr, mais sans endroit fortement décoté comme on peut en trouver en France, où, déjà Paris vaut largement plus du double des autres grandes métropoles (cote d'Azur exceptée).
Cordialement.

« Il est assez amusant que ceux qu’hier, fustigeaient les systèmes économiques où la notion de propriété privée du sol n'existait pas, cautionnent aujourd'hui, sans le dire ouvertement, un système qui aboutit au même résultat : le particulier ne peut plus être propriétaire de rien... »


C'est pas tout à fait cela. Vous aurez remarqué que personnellement je ne cautionne rien de tel !
Maintenant le "système qui aboutit au même résultat" est précisément la collectivisation des esprits ! J'espère que là aussi vous aurez compris que Pajala il n'en était pas.
Mais, ma génération (beurk) vous a formaté pour son intérêt (re-beurk). Et ça, ça n'a rien mais alors rien à voir avec les principes que je défends.
La Liberté implique la responsabilité, une médaille avec ses deux faces. La responsabilité implique de ne pas escroquer ses petits copains sous le fallacieux prétexte qu'ils sont momentanément (même cet adverbe, ils n'en tiennent pas compte, les cons ! Même pas prudents !!!) en position de faiblesse. Vous tapez sur une personne à terre, vous ? Moi non !
Cela n'a rien à voir avec les principes de Bastiat que vous connaissez maintenant.
Des escrocs, on en trouve dans n'importe quel système et ils font d'autant plus de dégâts que le système est coercitif.
Vous les haïssez, ces escrocs là ? Moi aussi ! Et j'espère que vous avez bien compris que je ne serais pas le dernier à vous apporter la corde pour les pendre !
Bien à vous.

« j'ai toujours pensé que le rôle d'un état était de protéger son peuple et de lui permettre de s'épanouir, pas de l'asservir avec une camisole financière. Mais je suis un grand utopiste »


Le rôle de l'état est un rôle d'asservissement !
Si vous comptez sur l'état pour vous "protéger" (demandez aux grands pères à Verdun...) ou vous "épanouir", vous allez être déçu.

Pour autant que je sache, mais je prendrais avec plaisir les précisions et corrections que l'on m'apportera, il n'y a pas d'assurance décès en Suisse sur les prêts à 99 ans (on ne peut assurer que si il y a aléa). La dette hypothécaire se lègue avec le bien.
Cordialement.

« il ne faut pas confondre l'état avec les hommes qui sont à sa tête...Mais là, on sort du sujet. »


Faudra m'expliquer comment un truc composé d'hommes peut être meilleur que les hommes qui le composent ; surtout si par nature, cette chose n'attire pas les meilleurs ; j'ai écrit un long texte sur ce sujet ici, déjà.

Quant à être "hors sujet", je m'interroge avec honnêteté.
Techniquement, la bulle immobilière c'est la bulle immobilière, point barre.
Mais l'économie qu'il y a derrière ce délire collectif, le politique, la philosophie, la psychanalyse même, est ce vraiment hors sujet ?
J'ai bien disserté déjà ici sur ces sujets. je n'y reviens donc pas, par souci de correction vis à vis du forum. Mais la question des limites du "sujet" reste posée. Je laisse à d'autres le soin de développer.
Bien à vous.

« Que les règles ne plaisent pas à la majorité, et ils ne seront pas réélus - Tant que notre modèle de démocratie survit. »


Alors tant que la "majorité" se trompe, puisqu'elle est la majorité, on l'a dans le baba ?
Exactement comme notre bubulle : puisque la majorité est prête à mettre 1 million d'euros dans son tas de pierre, le tas de pierre on ne le trouve pas à moins. Encore là, on a tout de même la possibilité de ne pas l'acheter.
Mais si nos élus s'assoient sur nos désirs, sur ceux de la minorité, voire même sur ceux de la majorité parce qu'une fois élus.... alors on a plus qu'à faire la valise... ?
La démocratie est le pire des systèmes, à l'exception de tous les autres. W. Churchill.

« Ceux qui sont à la tête des états n'y sont pas par hasard. »


Pour ça, OUI
Cordialement.

« Décidément, je l'aime bien, ce forum... »

Tout comme moi ! Au fond c'est assez attachant ici. On y trouve des esprits formatés par les habituelles idées brumeuses, mais qui désirent s'ouvrir, sont prêts à le faire et, pour la plupart, y parviennent !
Un endroit parfait pour y exercer la maïeutique, donc.
La majorité a la trentaine environ et a pour souhait essentiel que cette folie prennent fin pour pouvoir se loger, tout simplement.
Personnellement je ne suis pas concerné, à cinquante ans je suis logé et le prix de mon logement ne m'importe guère, je n'habite pas dans une plus value ; mais je suis atterré pas le phénomène et son ampleur et redoute un krach qui emporterait l'économie et la société malgré tout paisible dans laquelle nous vivons encore.
Quoique pour d'autres raisons, mon souhait rejoint celui de la majorité ici, que cette bulle se dégonfle, et vite !
On trouve ici, pas mal de liens intéressants, des réflexions qui ne le sont pas moins, des idées, des éclairages neufs dont le vôtre qui est loin d'être le moins productif.
Bref on cherche, on tâtonne et l'Histoire passera.

« Méfiez-vous, vous n'avez pas le monopole de l'ouverture d'esprit.. »


Vous avez parfaitement raison. Je voulais être gentil, sincèrement d'ailleurs, et voilà que je suis apparu présomptueux.
Je regrette, là aussi sincèrement, que cette impression ait pu être laissée.
Cependant je ne retire rien quant au fond : je trouve ici, comme partout d'ailleurs, des idées standards (irréfléchies donc) dont je suis sorti après en avoir été aussi moi-même victime.
Du haut de mon âge :lol: j'essaie de faire passer l'info que j'ai mis tant de temps à comprendre moi-même. Bref, vous en faire gagner, du temps.
Je ne m'arroge aucun monopole puisque l'idée de monopole est précisément celle que j'abhorre le plus.
Donc mille excuses si je vous ai blessé, sachez que ce n'était pas, mais alors pas du tout mon intention ; bien au contraire.
Faut que je fasse gaffe à mon style, décidément ! :wink:
Cordialement.

Red Alert - Monetary Flood! (Auteur : Puru Saxena, 06/12/2005)

« L'indice des prix est une vaste plaisanterie...


"Well, for a start, the consumer price index (CPI) released by most nations is an absolute joke. In the majority of cases, the CPI does not include housing or energy costs and everything else, which is included, is seasonally adjusted to prevent the CPI from rising too quickly!"



En effet, cet indice est montré au public comme représentant de "l'inflation"... »



« Je suis d'accord que si on calcule ce taux sans prendre en compte ce qui augmente le plus (énergie+logement) et qui pèse lourd dans les dépenses des ménages alors le résultat est bidon. »


En effet.
Je n'ai jamais compris comment on pouvait oser nous faire gober un indice qui ne comprend pas ce dont tout le monde, sauf quelques anachorètes, a besoin ! Ah ils sont fortiches au château !

« oui ce sont les augmentations de la masse monétaire M3. »


et oui aussi , l indice de l'inflation est complètement bidon.

Ben, oui ! Tout simplement. Autrefois ça s'appelais la planche à billet. Et ça produisait les même effets, de l'inflation.
On vit dans un monde étonnant (mais passionnant) : on fait des trucs délétères, et après on s'étonne d'être tout malade.
Étonnant, vous dis-je étonnant.
Cordialement.

Le montage financier «crédit in fine-assurance vie» risqué (Le particulier, 4/12/2005)

« C'est un système qui fonctionne très bien pour les contribuables qui sont dans la tranche marginale de IR; Vos intérêts d 'emprunt viennent en déduction des vos revenus et ses déductions restent maximum pendant toutes la durée de l'emprunt. Je n'en ai jamais fait dans l'immobilier mais je vous donne à titre d'exemple un crédit in fine que je monte pour Janvier 2006 pour un emprunt professionnel. Crédit sur 10 ans en in fine .Taux du crédit : 2,8 %. Assurance du crédit : 0,15 . Ce crédit me coûte donc 2,95 % (il est bien entendu que dans le crédit in fine le capital n'est jamais remboursé et vous payez en faite que le loyer de l'argent que l'on vous prête). Mais le coût de ce crédit me coûte en réalité bien moins que 2, 95 % puisque ce ne sont que des intérêts déductibles de mon revenu qui est imposé grossièrement à 60 % sur ma tranche marginale ; donc le coût réel est grossièrement d'un peu plus de 1% . Le capital quand à lui s'accumule sur une assurance vie. J ai obtenu de la banque d'ouvrir mon contrat dans un autre organisme financier en l'occurrence symphonis. Pas de frais d'entrée et un fond en euro qui rapporte du 4% net . Donc 1 % de coût de crédit un placement sans risque à 4% on comprend tout de suite l'intérêt de l'in fine. Pour peu que vous preniez un part raisonnable de sicavs actions values (disons 40%) et que vos versements soient réguliers pour sécuriser le tout vous pouvez espérer sortir un rendement de 5 à 6 % . Pour l'apport initial la fiscalité française qui vous fait payer l'impôt avec un an de retard sera votre bienfaiteur. On imagine quand l'on voit ce type de montage pour les particuliers ce que cela doit être dans les hautes sphère de la finance mondiale quand l'argent est si peu cher. Pas surprenant que la masse monétaire explose . Il est grand temps que la BCE remonte tout ça »


OUI !!!!

Tous ces "montages" ne sont là que pour offrir une soupape à une fiscalité dévastatrice (sinon TOUT s'arrête).
Mais c'est des conneries, et délétères de surcroît. Que ça constitue un effet d'aubaine pour certains, par contre...
Cordialement.

Les gouvernements espèrent que la BCE n'est pas entrée dans un cycle de hausse des taux (Le Monde, 02/12/2005)

« Les économistes ont du mal à croire que la BCE en restera là. »


Et oh !! Chut, fallait pas le dire, laisser un peu de suspense, sinon le spectateur y viendra pas voir la pièce... :wink: :lol:
Cordialement.

« On a plus que jamais l'impression qu'on est gouverné par des guignols ayant 5 ans d'age mental. »


Vous savez que, d'un strict point de vue psychanalytique, vous pourriez bien avoir raison ? Et au premier degré, même !
Car vouloir "être le chef" c'est un truc de maternelle, non ? Ça passe peu après, normalement.
Moi je sais pas, parce que même à la maternelle j’avais compris que c'était un truc à emmerdements, ça. Donc déjà, tu me fous la paix et je te fous la paix, c'était ça le signal que j’envoyais. Et devinez quoi ? Ça marchait !
Cordialement.

« Pourtant dans les entreprises françaises, les gens avec un tempérament de leader, les drh adorent ! »


Un point pour vous ! :wink:
Néanmoins un "leader" ça me fait plutôt penser à quelque chose de l'ordre du pionnier, le gars qui marche devant, etc...
Pas tout à fait la même chose que le pouvoir (qui, en plus, se cachent derrière maintenant, même plus de panache...).
Car le leader, le baroudeur même si vous voulez, de l'entreprise ce n'est pas lui qui a le pouvoir, c'est à dire l'outil de coercition ; ça, au final c'est le client qui l'a !
L'idée de "coerciser" ses petits copains, ça reste un truc infantile que quand on a encore les couches et tout ; et qu’on croit (sincèrement, en plus) que le monde y gravite autour de vous. Enfin, selon moi.
Bien cordialement.

« ‘L'idée de "coerciser" ses petits copains, ça reste un truc infantile’, mais
pourtant on appelle ca se constituer un reseau, non ? »


Un "réseau" ça doit, pour bien marcher, être un truc à base de complicités, de tu me tiens je te tiens par la barbichette, des choses pas forcément avouables, mais de la coercition, de la bonne de la vraie, non !
Ça, ce n'est plus un réseau, c'est l'armée rouge (ou nazie, comme on voudra) et c'est, malgré les apparences, pas très efficace ; c'est même pour ça que ça marche jamais très longtemps, à l'échelle historique je veux dire.
Le pouvoir, la coercition c'est un truc brutal qui ne laisse aucun choix, genre vous partez en train 5ème classe pour Auschwitz, ce matin, Monsieur...
Et, c'est pourquoi le "pouvoir de l'argent" est linguistiquement un oxymore.
Cordialement.

La BCE joue à un jeu dangereux (lalibre.be, 01/12/2005)

« Des taux artificiellement bas encouragent les mauvais investissements dont les retombées finissent toujours par se produire. Dans ce cas-ci c'est l'immobilier.
Les économistes autrichiens l'ont toujours dit) »


Ah ça, oui !! Pajaliste, va !

« mais les politiciens, eux, ne s'intéressent qu'au très court terme... »


Mais, on nous dit que seule la "politique" peut être à l'oeuvre sur le long terme !
On nous aurait encore menti ? Ça serait pas choux, ça.
Cordialement.

« Personnellement, je n'y crois pas du tout...
Comment peut-on adhérer à un modèle économique dans lequel il faut une croissance constante du PIB (de l'activité économique) pour assurer l'édifice?
C'est à mon sens une colossale aberration. Une hyperbulle pour laquelle seule la confiance en son expansion peut en justifier l'existence. Mais, bon, je ne suis pas économiste. Mais des fois, le bon sens...
D'autre part le pouvoir d'achat est révélateur d'un niveau de vie, mais est-il suffisant pour décrire la qualité de vie?
Poser la question, c'est un peu y répondre... »


En effet, vous n'êtes pas économiste.
En gros, il y a deux type de "civilisations", les "circulaires" et les "linéaires".
Dans les premières on commémore, on refait à dates plus ou moins fixes, les mêmes rites les mêmes gestes, innover est interdit et d'ailleurs c'est même impensable. Le progrès est une notion tabou (au sens propre). Il n'y a ni "croissance" économique, ni croissance démographique puisque la mort y fait son oeuvre comme au bon vieux temps. Dans ces sociétés, la seule manière concevable de bouger est la conquête, d'aller emmerder le voisin, si vous m'autorisez à reprendre brièvement mon style. Bref, la seule "croissance", ne peut venir que de la rapine.
Dans les secondes, où l'on a déployé le temps, l'avenir n'étant pas rebouclé sur le passé comme dans un ruban de Moebius, a désormais un sens. On va essayer de faire mieux demain qu'aujourd'hui, je dis bien essayer.
Alors, puisque c'est pensable, on va inventer.
Et figurez vous que la croissance économique, c'est AUSSI ça. Ce n'est pas seulement trois voitures où il n'y en avait qu'une, cinq frigos et dix huit moulins à café, c'est une voiture plus sûre, plus silencieuse, plus confortable et moins polluante que la 203 Peugeot de grand papa. C'est aussi un moulin à café électrique avec une sécurité qui empêche qu'on se fasse découper les doigts par inadvertance comme c'était le cas au début des années soixante ; et plein de choses encore.
Tiens, je vais me la jouer facile puisque j'ai plus droit au style ! :wink:
La médecine :
Aujourd'hui vous avez un truc au foie ; on inonde votre corps du médicament contre la maladie du foie, les yeux, le cerveau et le reste en prennent. Dans le meilleur des cas, ça fait plein d'effets secondaires désagréables, ça oblige à diminuer les doses, ça gaspille le médicament au passage (et donc ça pollue au final) ; au pire ça interdit le traitement, incurable la maladie elle devient ; tiens, un truc précis : il y a une maladie de l'oreille, ceux qui s'en occupent sont à Bethesda (USA), en France on s'en fout, et bien il y a un médicament qui la guérit cette maladie ; seulement le médicament il arrête le coeur ! Vous conviendrez comme moi que c'est fâcheux. Donc incurable la maladie.
Demain, peut être, avec les nano-technologies on pourra envoyer le médicament juste là où il est nécessaire, on pourra l'envoyer à forte dose si besoin, sans en gaspiller ni détruire les autres cellules? Vous avez vu les chimios contre le cancer ? Bombardement général pour atteindre (et même pas, en plus) le petit QG.
Ça, ça s'appelle le progrès technique, la croissance économique y est liée, seulement il faut pas que des obscurantistes l'interdisent ça, voire bouzillent, impunément de surcroît, les labos qui s'en occupent !
Mais je suis bien d'accord, cinq 4X4 par famille c'est pas bien raisonnable, mais que voulez vous.... Moi, j'en ai aucun !
Au passage, je ferais aimablement remarquer que mélanger des gens qui viennent du premier type de civilisation avec d'autres qui vivent dans le second, c'est pas forcément très prudent...
Cordialement.


« Quatre, et c'est la raison principale, contribuer à réduire les excédents de liquidités injectés dans le système bancaire par les grandes banques centrales du monde lors des précédentes crises: crise asiatique, craintes liées à l'an 2000, 11 septembre 2001, éclatement de la bulle Internet, guerre en Irak... Cet excédent de liquidités est évidemment malsain et a notamment contribué à l'envolée du marché immobilier.»


Oui, on n'ose pas le dire trop fort, mais c'est bien là une des principale préoccupations de la BCE. La BCE est héritière de la BundesBank qui surveillait particulièrement M3.
Citation:
Avec ce dernier point , nous comprenons qu il va y avoir de la destruction de valeur à grande échelle...

Ça dépend de ce qu'on appelle "valeur" ; que les prix de l'immobilier chutent, ça oui, mais c'est pas forcément une destruction ça ? Plutôt une création, non ?
Citation:
En résumé , j ai bien l impression que nous allons avoir une récession de 2/3 ans ( comme en 91 & 92 ) mais n est ce pas au fond mieux qu un krach violent débouchant sur une crise systémique... ?

Exactement ce que je souhaite et espère. Puissiez-vous avoir raison !

« Et bien , il semble que le projet soit clair : il s agit de limiter M3 cad de détruire de la masse monétaire , donc de la valeur.
La baisse de l immobilier va servir cette cause tandis que de façon concomitante les titres mobilières vont monter : une forte baisse de la valeur stockée dans l immo est donc dans les tuyaux pour laisser de la place ... à de la valeur mobilière.
Cela ressemble à un effet ciseau & il n y a rien d'original à cela.
Ce qui est fort troublant , c'est que le stock de valeur à détruire est considérable & que , du coup , un effet richesse ne jouera plus sur la croissance tandis que des taux plus élevés associé à un stock de dette considérable POURRAIT limiter la consommation. La chute de l’immo va réduire le revenu facile de millions de personnes & provoquer des licenciements dans le secteur : d ou ce risque récessif.
La encore , une récession dans un cadre de surendettement ( particuliers & France ) risque de ne pas être facile à piloter.
Notons que dans ce domaine , nous sommes en TERRA INCOGNITA. EN 1929 , le krach avait été provoqué par la hausse des taux associés à des mesures de protectionnismes MAIS LE KRACH AVAIT DETRUIT DES MONTAGNES DE DETTES !
La FED a choisi de baisser ces taux depuis 5 ans (jusqu à 1 %) et la fluidité de la mondialisation à joué un effet majeur en laissant les marchés OPEN.
De ce fait , nous sommes dans une situation moderne , nouvelle , ou la FED a piloté un atterrissage économique qui aurait dû être plus brutal.
Il reste un détail , ce sont ces MONTAGNES de dettes épouvantables & le service de cette dette , qui pèse sur ce nouveau cycle. Comment y feront nous face ... »




Sur ce coup, je suis impressionné par votre pertinence ! Je voudrais pas avoir l'air flagorneur mais l'intelligence c'est tellement agréable.
Passez de l'immo aux actions, bien sûr, rotation cyclique mon cher Watson.
"Situation moderne" "MONTAGNE de dettes" vous mettez le doigt là où il faut.
Vous comprenez que je sois un tantinet inquiet ; juste un tantinet ?
Cordialement.

La BCE augmente d'un 1/4 de point son taux directeur à 2,25% (boursorama, 01/12/2005)

« Le président de la banque centrale Jean-Claude Trichet a assuré jeudi lors d'une conférence de presse que ce relèvement attendu d'un quart de point ne marquait pas le début d'"une série de hausse des taux d'intérêts". »


Je dis ça parce que ça vous fait plaisir, parce que je fais ce que je veux, c'est chez moi ici !

« M. Trichet a promis que le relèvement décidé jeudi n'affecterait pas la croissance dans la zone euro. »


Si il le promet c'est qu'il y peut quelque chose (sinon ce serait pas choux), si il y peut quelque chose pourquoi il en fait pas plus de la "croissance" que tout le monde il en veut ?
Cordialement.

ECO : Trichet n'est pas Greenspan (TF1, 30/11/2005)

C'est toujours le même truc : il y a des gens qui "croient" que l'on peut piloter la croissance par les taux ! Quelle absurdité !
Les banques centrales seraient même bien avisées de ne plus s'occuper des taux courts (les longs sont déjà entre les mains des acteurs économiques) et de se contenter de régler la masse monétaire !!
Cordialement.

BCE: Villepin souhaite que "rien ne soit fait qui compromette la croissance" (boursorama, 01/12/2005)

Villepin ne s'inquiète pas (ça va bien pour lui, petits fours encore ce soir), il est dans son rôle simplement ; et son rôle c'est le costume de l'inquiet, du prudent-qui-aura-mis-en-garde-mais-qui-hélas-ne-peut-rien.
Si il joue mal son rôle au Grand Théatre, il perd son emploi d'acteur en 2007. Voilà tout.
Mais, en privé, si vous saviez ce qu'ils se racontent... Et ce qu'il racontent sur vous.... Et eux, il habitent ensemble, bouffent ensemble....
Cordialement.

« Pajala, j'avoue être assez curieux et m'interroge sur les moyens qui vous permettent de savoir tt ce qui se dit au " chateau " ...
Vs ne voudriez pas ns en dire un petit plus ? Quel genre de petite souris êtes vous donc ? »


Figurez-vous que j'y ai été. Oh pas au coeur du dit château, quoiqu'en visite..., car là il faut "être de bonne extraction" (et ce sont les gens "favorables au peuple" qui y veillent le plus !) et moi comme je suis du genre à confondre le couteau à poisson avec la pelle à gâteaux, mais dans une aile d'icelui. Et forcément on y entend des choses, même mieux qu'au coeur où l'on se tient très très correctement rigide.
Et comme Pajala il est rigolo, l'était invité un peu partout, bouffon du Roy ça s'appelait autrefois c'était moins hypocrite, et puis à la fin du repas, pousse-café oblige, on est du château on en est pas moins homme, forcément on cause.
Et bien, au château, on vous méprise, mais alors bien bien bien ; et tout particulièrement ceux qui disent vous aimer, ça m'avait même surpris à l'époque. Ceux qui disent ne pas vous aimer, ben y vous aiment pas, eh faut pas déconner tout de même, mais pas ce mépris crasseux des autres.
Et pi comme Pajala y sait pas (et qui veut pas) fermer sa gueule, y y est pas resté longtemps longtemps (c'est pas si marrant qu’on croit, d'ailleurs, faut vraiment aimer ça, et surtout aimer QUE ça) au château. "Parce que le type rigolo que t'invite, Charles, la dernière fois il est allé un peu trop loin" :wink:.
La seule chose que je peux affirmer, c'est que vous n'avez rien à attendre de ces gens là ! Rien.
Au fait ? Je vous ai dit pour le Père Noël ?
Amicordialement.

« Voila ! On a trouve un remplacement politiquement et moralement correct pour le mot libéral. Mais ca pris du temps ! Ca reste a convaincre les gens qu'il s'agit de quelque chose du bien. »


Why not ! Et puis Pajaliste c'est même pas si vilain ; merci de l'avoir inventé.
Reste à comprendre pourquoi c'est si compliqué d'expliquer que c'est quelque chose de bien ! J'ai déjà donné quelques pistes ici, l'ascenseur social que ça arrange ceux d'en haut qu'il soit bloqué (et oui, descendre c'est pas marrant) et qui ont réussi à faire peur à ceux d'en bas que si l'ascenseur y se remettait en marche ça serait mauvais pour eux, et que y a plein de gens qui l'on cru.
Bon, là y a un truc qui m'échappe ; je veux bien que la paresse intellectuelle tout ça, les "malcomprenants" qui seraient nombreux tout plein, je veux bien, je veux bien. Mais tout de même, se prendre pour l'élite et qui aurait que des cons qui comprendraient pas des trucs, au demeurant très simples, c'est quand même présomptueux que moi, je n'ose même pas. Alors ?
Ben, je sais pas vraiment, vraiment. Mais j'oserai, par contre, une piste, de réflexion, comme on dit : j'appellerai ça, la propension de l'humain pour le malheur.
Bref, y seraient pas si cons que ça, les gens, mais y qui croiraient pas que c'est possible ici, avec leur propres petites mains d'être joyeux et tout, et que si on est trop bien et rigolent tout plein ben ça ira mal quelque part, plus tard, que les religions elles ont bien (toutes !) reniflé le truc, et ceux de château (d'ancien religieux, au fond) itou.
Ça voudrait dire aussi, que pour être au château, faut peut être simplement oser y être, une sorte d'audace vis à vis de ses propres restrictions de culpabilité ; et que quand on y est, ben on va pas rien expliquer comment on y arrive, que si on est trop nombreux y aura pas assez de couteaux à poisson et pelles à gâteau....
Kafka, le seul auteur du 20ème siècle que connaîtront les non-spécialistes au 25ème siècle, sans doute, disait : "chez l'homme, la culpabilité, précède la faute" et il a écrit une parabole, la parabole du gardien si je me souviens bien, où un homme il passe sa vie devant une entrée qu'il n'ose pas franchir, avant de s'apercevoir, à la fin de ses jours, que l'entré, ben, elle était même pas gardée.
Et puis il a écrit "le Château" Kafka, un roman un peu moins connu que le Procès (mais plus intéressant, selon moi). Le Château de Kafka est-il un roman d'amour ? Question posée, en allemand, à l'agrégation d'allemand quelque part au début des années 80. Ceux qui ont lu, et ceux qui liront le roman apprécieront ..... Moi, je réponds oui, Ja en allemand, mais ça, ça suffit pas, Ja, sur la grande feuille toute blanche, voilà pourquoi, en plus de n'être pas énarque je suis pas agrégé d'allemand, ni d'autre chose d'ailleurs.
Bon, je fais comme vous, je cherche mon chemin ; et que faire d'autre, à la fin du chemin je ne suis pas spécialement pressé d'y arriver. À moins qu'un vote à la majorité démocratique ne décide le contraire, bien sûr... :wink:
Rien à voir avec la bulle immobilière ? Vous en êtes bien sûrs ?
Ah ! Au fait, j'ai pensé à vous dire pour le Père Noël ?
Amicalement.
Pajala.

Du sang neuf à la Fed : Bernanke arrive (Echos judiciaires, 21/11/05)


« j'ai bien peur que la question du logement ne soit qu'un moindre problème à venir... »


Tiens, tiens, tiens......
Il reste un scénario pour toutes ces dettes : ne jamais les rembourser, ou plus exactement les rembourser en monnaie de singe !
Les US nous ont déjà fait ce coup là avec les dettes engendrées par le guerre du Vietnam.
Ça expliquerait le parcours récent de l'or.
Par contre, çe scénario rend le marché obligataire encore plus incompréhensible.
Et in fine de chez in fine ce sont les US qui ont l'armée la plus puissante....
Je n'en sais pas plus, sinon qu'on va certainement pas s'ennuyer. C'est déjà ça !
Cordialement.

Cycle de Kondratieff

La théorie des cycles me fait penser à l'analyse graphique en bourse, théories autovalidatrices, les intervenants lisent la théorie, y croient, prennent des décisions en fonction d'elle, et du coup la valident.
Jusqu'à ce qu'un (plusieurs) petit(s) malin(s) prennent une initiative à contre cycle et... gagnent. On fera alors une autre théorie.
Le Kondratieff est corrélé, lui, aux grands cycles d'évolutions techniques, vapeur-fer-charbon-voies_ferrées, électricité, automobile-pétrole, électronique-informatique-télécommunication ; à chaque fois on a un emballement des investissements-spéculation au début (avec des perdants...), une diffusion-croissance au milieu où tout le monde s'approprie la chose, puis enfin un épuisement du modèle (par satiété).
Le Kondratieff DÉCRIT assez bien cela. Mais quant à prévoir.... Et les cycles d'innovations sont de plus en plus rapides, la satiété de plus en plus précoce.... Il est bon de connaître ces théories pour se faire une opinion (ne serait ce que parce que d'autres les utilisent !) mais prévoir l'avenir.... Diantre !
Je ne lis pas dans le marc de café, alors dans le marc d'un café refroidi...
L'avenir est au hasard (Jacques Brel) et l'économie aussi. Cela veut dire que nous avançons dans le brouillard ; ce n'est pas une raison pour faire n'importe quoi, bien au contraire !
Cordialement.


« Ca signifie que Bernanke, qui ne cache pas son envie d'avoir 'un peu' d'inflation, va par cet artifice réduire mécaniquement la valeur de la dette américaine (publique et privée).
En bref ? Il faudra avoir de l'immobilier, de l'or, des voitures, des tableaux, du vin, des montres... de tout, SAUF de l'argent qui dort à la banque. L'effet d'une inflation maîtrisée à 5/6% par an sera mortel pour l'argent qui dort à la banque. Pas beau tout ça. »


Ce coup là, on l'a déjà fait dans les années 70, et, en effet, c'est très rigolo à vivre.
Mais après, on a trente ans et plus de gueule de bois, et ça, c'est moins rigolo.
Et puis ça marchait d'autant plus que la plupart (pas toutes) des banques centrales étaient sous la coupe des gouvernements, et que la distribution des crédits était administrée et les taux longs aussi.
Toutes choses qui n'existent plus ; nous aurons, très vite, une forte hausse des taux longs et l'étouffement de l'économie qui va avec. Ceux qui ont de l'argent à la banque n'ont nullement l'intention de se faire plumer, et ce ne sont pas les dizaines de millions de chômeurs qui achèteront maisons, voitures, châteaux et tableaux.
Et de Américains qui ont de l'argent à la banque, il y en a !
Cordialement.