L'ours blanc nous narrait son expérience et sa philosophie sur le forum bulle-immobilière.org . Il nous a quitté le 10 février 2007.

C'est pour lui rendre hommage que j'ai retranscrit ici ces contributions les plus intéressantes.


Gold
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Fisc et immobilier (02/01/2007)

« Et oui, si tu vends ton bien moins cher que le marche, le FISC te tombe dessus »

Et ça, c'est hallucinant ! Que le fisc traque les dessous de table, je veux bien en discuter, mais là ils charrient, et pour de bon ! En plus ça m'est arrivé deux fois ce truc ! Tu es sympa, tu vends ton tas de pierre, déjà cher parce que c'est la mode, mais pas non plus à un prix de cinglé, non pas par générosité, mais parce que ça te fait peur ! Quelque chose qui te semble dérailler, alors tu restes raisonnablement honnête avec tes petits jeunes d'acheteurs, et déjà cher quand tu penses combien tu l'avais payé toi.
Bon ! En guise de remerciement le fisc leur tombe dessus, trois ans moins une semaine après, bien sûr. Ça s'est bien terminé parce que je sais expliquer les choses correctement et que je sais aussi faire comprendre que le nounours blanc, ça a des griffes ! Mais on perd du temps et de l'énergie qui seraient mieux ailleurs !
Mais ce truc est hallucinant !
Imaginez : un plasma est vedu 1200 €. Une boutique en fait la promotion à 700 €. Trois ans après le fisc te réclame la TVA sur les 500 € manquants ! Et avec les intérêts sur les trois ans durant lesquels le fisc a gentiment fait traîner le dossier !!
À vous dégoûter d'être sympa, même un peu ! Non ?
Cordialement,
Pajala

Riche et immobilier (07/10/2006)

« Ah c'est sûr, lorsqu'il n'y aura plus que des Rmistes pour payer les fonctionnaires, ou l'inverse, peu importe au fond, l'immobilier il va pas flamber !! »

Mais où avez vous vu que les "riches" achetaient des tas de pierres ? Les faux riches achètent quelques trucs auxquels les pauvres n'ont jamais eu accès de toutes manières (et n'auront jamais accès) mais de là à faire "flamber" les prix d'Aubervilliers !! Et ça, c'est les faux riches, les riches un peu cons.
Parce que les VRAIS riches, ils ne possèdent pas un gramme d'immobilier, eux, des titres en veux-tu en volià, des comptes, un peu d'or on ne sait jamais, un yatch éventuellement, mais de l'immo ça non !

Parce que l'immobilier c'est immobile !! Et que les vrais riches c'est très mobile, et ça veut pouvoir foutre le camp dès que ça leur prend. Un bon nombre habite même à l'hôtel !
La vie à l'hôtel, où la grande pauvreté rejoint la grande richesse. Bon, ce ne sont pas les mêmes hôtels..... :wink:

À force de vivre dans un pays misérabiliste et d'être soumis à une propagande incessante, on en finit par perdre le sens des réalités !
Des riches (des vrais) qui achètent de l'immo.... Je rêve ! Si il y en a qui lisent ça, ils vont vachement rigoler !!!

Cordialement,
Pajala

Croyance (17/10/2006)

« .../...La bulle immobilière repose sur des croyances magiques. »

Exactement !
Toute l'économie repose sur des croyances et sur le désir.
Ensuite, on essaie de modéliser tout ça à l'aide d'outils mathématiques. Ça marche plus ou moins bien, .... un temps ! Puis ça marche plus.
Comme si la présence de l'outil de modélisation et d'observation du réel, finissait par le faire fuir.
Je vous laisse y réfléchir en compagnie de Kant, de Niels Bohr et de Heisenberg (et les autres).
Pour revenir à notre bulle, les outils de son dégonflage sont ceux qui permettront la fin de la fausse croyance. Ni la réglementation, ni la fiscalité n'y parviendront (au contraire !), démonter la fausse croyance, oui !
Faut de la patience et de l'opiniâtreté certes, mais aujourd'hui on trouve des tulipes à des prix raisonnables, non ?

Bien cordialement,
Pajala

La monnaie (27/09/2006)

La valeur "en soi" n'existe pas !

Imaginez une planète où les humains auraient disparu : l'or y aurait-il une valeur ? Les diamants ? Le pétrole ?
Non, bien sûr, la question elle même n'aurait pas de sens ! Qui la poserait d'ailleurs ?
Les parpaings, les rouleux de cuivres ont pour avantage d'être pas trop faciles (contrairement à la monnaie) à dupliquer ; ils ont comme inconvénient d'être difficile à échanger (il faut que votre boulangère ait besoin d'un parpaing pour que vous ayez un croissant le matin) et plutôt lourds !

La valeur n'est que la quantification du désir. Toutes ces histoires de valeur ne sont que psychologie ! La monnaie est désirée parce qu'elle est échangeable contre tout. Lorsque la monnaie est désirée pour elle-même, on a une maladie du désir, l'avarice, superbement décrite par l'Harpagon de Molière.
La bulle immobilière n'est qu'une pathologie du désir pour la pierre. (Mais reste à comprendre pourquoi.. Comment, nous savons ; mais le pourquoi a été bien peu exploré).
L'or est rare, il est aussi désiré en raison de ses qualités métalliques, inaltérabilité (symbole d'immortalité), mais fondamentalement cela ne change rien au problème. Le désir pour l'or a d'ailleurs été bien faible ces vingt dernières années.

Reste à savoir si il est si raisonnable d'abandonner le désir dans les mains de machins administratifs, dirigés néanmoins pas des hommes (qui ont leurs propres désirs aussi), fut-ce des banques centrales supposées indépendantes....
Ou si le désir doit rester chez l'individu qui le porte....
Un vaste débat, non ?
Courage
Pajala

Des prêts sur 100 ans, la folie n'a-t-elle pas de limites ? (euskalherria.com, 22/08/2006)

« Bon.
Un petit calcul (très) rapide de coût de crédit de 100 000 ¤ :
Un prêt de 3 % sur 50 ans donne une somme de départ multipliée par 1.93
Remboursement effectif 193186,50 ¤
Coût du crédit 93186,50 ¤
Coût en % du crédit 193
mensualité : 321,98 ¤
Maintenant sur 100 ans :
Remboursement effectif 315780,77
Coût du crédit 215780,77
Coût en % du crédit 3,16
mensualité : 263,15 ¤
Vous empruntez 100 000 ¤.
Vous remboursez 316 000 ¤.
Je vais bien, tout va bien...
Ah j'oubliais.
Les sommes s'envolent quand le taux passe à 4.5 %

PS : remarquez qu'il y a une espèce d'asymptote pour les mensualités.
Ca reste bloqué à 250 ¤. »


Fabuleux ! En passant de 50 à 100 ans, le double donc, ta mensualité diminue de 58,83 ¤ ; même pas le prix d'un abonnement télé + Net au câble ! Certes, c'est par tranche de 100 000, mais tout de même.
Quant à assurer ce genre de prêt, c'est évidemment inenvisageable. Pour assurer il faut qu'il y ait un aléa, et sur cent ans.... l'aléa ça serait plutôt Jeanne Calment !
En Suisse, on raconte dans les chaumières, aux enfants pour qu'ils soient sages, l'histoire de l'hypothèque transmise de génération en génération depuis 150 ans. Maintenant qu'ils ne croient plus au loup, il n'y a plus que ça pour les calmer ces chenapans !
Sérieusement, ça revient tout simplement à être locataire de son (ses) banquier(s). Sans toutes la panoplie des garanties..........
Je me demande parfois, si à force de casser les pieds et d'imposer les propriétaires bailleurs, ce ne serait pas la réponse que l'économie aurait trouvé, naturellement..... Chais pas, hein, je réfléchis !
Avant on avait le choix, locataire ou propriétaire. Maintenant : tous locataires de son banquier. Comme toujours, les machins excessifs ça se paie un jour par la perte des libertés.

N'exagérez pas avec ces histoires d'hypothèque avec vos bambins. font des cauchemars après...

Bien cordialement,
Pajala

Frais immobiliers (31/07/2006)

« Ca fait longtemps que je prédis la mort des agences immo qui sont des intermédiaires trop gourmands compte tenu de leur prestation. Dans tous les secteurs, on assiste à une réduction des coûts sauf dans l'immobilier ! »



Vous vous rendez compte du fric pillé sur chaque transaction d'un tas de pierres !!

- L'état et ses appendices (département, commune, conservateur des hypothèques, etc...)
- Les notaires (c'est même pas eux qui touchent le plus...)
- Les A.I
- Les agents techniques (attendez-vous à une jolie inflation de ce truc) : géomètres (loi Carrez), test plomb amiante, demain (to day dans certains coins) termites, etc, etc....
- Les Syndic qui prélèvent leur petite dîme.
J'espère n'avoir rien oublié.

Tout ce petit monde, qui touche pour la plupart en pourcentage, a-t-il intérêt à ce que les prix redeviennent raisonnables ?
Question : Sur quoi et qui peut se fonder un discours de vérité sur les prix en immobilier.
Vous avez deux heures...:wink:

Cordialement,
Pajala

Comment réussir un « softlanding» de l’immobilier ? (IXIS CIB, 21/07/2006)

« ben, un bon coup d'inflation et on efface les dettes! :lol: surtout si les revenus suivent! :lol: :lol:
De plus, avec un bon coup d'inflation, on retrouve une compétitivité envers la Chine :twisted: avec un euro dévalué de 50%! »


Cette méthode a été appliqué, en France, dans les années 70. Résultat des courses :

- en 1970 il n'y avait aucun chômeur (quelques vagues frictionnels), après application de la méthode on se trimballe 4 millions de chômeurs.
- ça n'a été possible que parce que les taux d'intérêts étaient alors administrés et les frontières relativement fermées ; cela a permis à ma génération d'acheter son tas de pierre en ruinant les économies du grand père qu'était allé à Verdun ! Question "morale" on fait mieux. Puis on ne trouvait plus de prêteurs, les gens qui disposaient d'argent préféraient spéculer sur l'or, les tas de pierre, ou le Franc suisse ; certainement pas prêter ou investir. L'état était donc obligé d'injecter de la monnaie, ce qui, tout doucement nous conduisait de l'inflation vers l'hyperinflation (15% / an déjà en 1983) ; chacun se souvient où l'hyperinflation a conduit la république de Weimar : à une demande d'ordre musclé !
- today cela conduirait :
* À une perte considérable de compétitivité, mal compensée par des dévaluations drastiques ; je rappelle qu'une dévaluation est aussi une baisse de salaire autoritaire !
* À une hausse considérable des taux d'intérêts, ceux-ci n'étant plus administrés aujourd'hui. À 15% d'inflation et menace de plus, ça nous fait des taux long à 25% voire plus = effondrement du prix des tas de pierre, personne ne s'en plaindra ici, et ça me ferait bien rigoler, mais hélas ça ne s'arrêterait pas là, effondrement des investissements et chômage à je ne sais combien.

-- Alors, ou bien on en revient à un pays fermé, protectionniste, une sorte d'économie à l'Espagne de Franco, et on aura une économie très spartiate, proche de la disette chronique, peu de liberté, des rapports paternalistes, mais assez peu de chômage (car consommateurs obligés) ; il faut savoir ce que ce "modèle" signifie exactement, le meilleur exemple en est l'Espagne de Franco (d'un point de vue économique je ne parle pas ici de l'aspect dictature !) ; on peut choisir ça, mais en connaissance de cause ; par ex fini les ordinateurs modernes ou les iPod et autres écrans plasma devenus totalement hors de prix.
-- Ou bien on tente l'expérience à frontière ouvertes comme maintenant, et alors en deux ou trois ans, le pays est totalement ruiné.

Proverbes : - On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre. - Il n'y a pas de repas gratuit.

Bien cordialement,
Pajala

« le Chômage n'est pas dû à cette période d'inflation (en gros de 1974 à 1985) il est apparu dans quasiment tous les pays occidentaux (chômage ou sous emploi, peu importe). »


Les pays qui n'ont pas fait le choix de la drogue inflation ont eu moins de chômage. Le pays qui a choisi de refuser l'inflation, de maintenir la valeur de sa monnaie, la Suisse n'a connu aucun chômage ! La Suisse n'a aucune matière première, hormis l'hydroélectricité, et "ses conditions particulières" régulièrement invoquées ne sont que le fruit de décisions intelligentes.

Je suis d'accord avec vous, le crédit n'est qu'une "monnaie provisoire" créée de toutes pièces par les banques, sous la surveillance des banques centrales. Monnaie destinée à disparaître lors du remboursement du dit crédit.

L'inflation est une violence faite à l'honnêteté des contrats synallagmatiques ! Que ça arrange les endettés est facile à comprendre, mais les prêteurs, eux, ne s'y laisseront pas prendre deux fois (au moins le temps que la mémoire collective l'oublie) : ils ne reprêteront pas, ou bien plus cher. On aura avantagé les emprunteurs en place au détriment des emprunteurs futurs ; un truc politique ça, faire plaisir démagogiquement tout de suite (histoire d'être réélu) en sacrifiant l'avenir !

Dans un monde parfait, les monnaies seraient privées, et l'on verrait alors clairement celles qui seraient désirées et celles qui ne le seraient pas !
Chiche !

Bien cordialement,
Pajala

Is the US housing market crumbling? (moneyweek.com, 23.05.2006)

« Oui c'est le krach aux US .....
........et notre affaire va traîner en longueur :cry: »


"Va traîner en longueur...."
Vous ne croyez pas si bien dire, Cher Gold, dans quinze ans on y sera encore.
Aux US ça va purger sec (ça a commencé, d'ailleurs) puis on repartira de plus belle.
Ils auront réglé l'affaire qu'on en sera encore à lire des communiqués de la FNA** disant que l'atterrissage en douceur a été un peu plus brutal que prévu.
Oui, traîner en longueur est LA bonne observation.

Lors du précédent krach de 1991, je me souviens, les prix ont été rapidement divisés par deux en Suède ; en France le marché s'est progressivement bloqué, les délais de vente s'allongeaient, les acheteurs devenaient capricieux (avec raison) mais il en a fallu du temps pour que les prix s'ajustent.
Tout est lent et inerte en France, les réformes (sans cesse repoussées), l'adoption des technologies (après les autres), la crise immobilière risque d'être traitée lentement aussi. Voilà ce que je voulais dire.
La France, qui donne des leçons en veux tu en voilà, qui s'est certes offerte une éruption révolutionnaire il y a deux siècles, est, en réalité, le pays le plus conservateur du monde.
Je crains que cette crise soit traitée aussi sur le mode ralenti. Mais on en aura pour très longtemps alors, très très longtemps.

Bien cordialement,
Pajala

Bulle immobilière : est-on au bord du krach ? (Actusite, 12/05/06)

« Car une bulle immobilière est avant tout un phénomène inflationniste »


On se demande, en effet, pourquoi l'augmentation du prix des carottes serait de l'inflation et pourquoi l'augmentation du prix des logements n'en serait pas ! Le logement est aussi un service que l'on doit consommer.
Et ça :

« ..... et détourne l'épargne des investissements productifs. »


Passée plus inaperçue, cette remarque est lourde de conséquences pour l'avenir ! Doublement, par la pénurie d'investissements productifs d'abord, mais plus encore, par la perversion des esprits (et l'on sait à quel point c'est durable) qui laisse croire que la voie de l'enrichissement passe par la pierre ! Or c'est doublement faux : on ne s'enrichit personnellement pas, sur le long terme, avec des tas de cailloux et surtout on n'enrichit personne ! Il ne s'agit que d'un capital mort (certes utile pour avoir un toit, mais uniquement cela).
L'effet le plus catastrophique (sauf krach violent) est là : la perversion des esprits.
Par curiosité, regardez la courbe des prix de la pierre (en monnaie constante) depuis 1900. Vous verrez comment les propriétaires ne se sont pas tant enrichis.
La pierre, n'est pas, n'a aucune raison d'être un véhicule d'enrichissement. Simplement, en période d'inflation elle protège de l'érosion monétaire.

« Plus que la spéculation, c'est le comportement moutonnier des ménages qui in fine forme la bulle. »


Et ça, c'est précisément ce que je dénonce et ai dénoncé à longueur de posts sur ce forum.
Sans moutons pas de bulle, ni laine pour les spéculateurs [les vrais, ceux qui achètent et revendent la même chose !)
Bien cordialement,
Pajala

FR : Classes moyennes - le grand retournement (Le Monde, 02/05/2006)

Ce ne sont pas "ceux qui gagnent de l'argent" et surtout pas ceux qui en gagnent en bourse qui font monter les prix de l'immobilier !!!
Pour gagner de l'argent en bourse, ce qui nécessite du travail et des compétences, et pour en gagner durablement et ne pas fuir, tout mouillé, à la première pluie, il faut être à la fois avisé et disposer d'une psychologie solidement organisée, autrement dit d'une façon politiquement très incorrecte, être intelligent ; ces gens là, même fortunés, ne mettent pas une pépète dans des tas de pierres hors de prix, et, s'ils en avaient encore, les ont vendus.
Pour accepter d'acheter des tas de cailloux au prix où osent les proposer certains il faut être complètement ****** et/ou complètement cinglé. Il y a des masses de foncier disponible, dont la pseudo pénurie n'est qu'administrative, et construire ne coûte même plus très cher, hors incidences fiscale, to day.
Je veux bien admettre qu'il existe une rareté "affective" dans les centres historiques de nos cités et que les logements puissent y avoir, là, quelque valeur (mais pas, toutefois, le niveau cinglé de to day), mais ailleurs ça ne vaut que le prix du caillou.
Le problème des prix de l'immobilier ne relève pas du politique. Peut être bien du psychiatre, par contre......
Bien cordialement,
Pajala

« L'accroissement des inégalités entraîne une hausse des prix, et non pas une baisse.
De manière générale, se loger dans des apparts de qualité et dans les centres des villes, coûtera de plus en plus cher.
Idem pour les maisons.
Quand on voit qu'une maison Borloo coute déjà 100.000 euro sans le foncier et que l'on construit des Robiens perdus au milieu de rien, on imagine facilement que les prix des apparts dans Paris ou des maisons de qualité avec grands terrains ne vont pas baisser à terme (même si les prix baissent un peu pour cause d'excès de bullite). »


L'accroissement des "inégalités" entraîneraient une hausse des prix de quelques rares biens de grande qualité et une baisse de tous les autres. Or ce n'est pas cela que nous avons constaté, même les garçonnières à nains sont devenues chères Lien. Vous n'allez pas imaginer que ce sont les "bénéficiaires" de "l'accroissement des inégalités" qui vont se précipiter pour acheter ce genre de truc, non ???
Quant à l'accroissement des inégalités, il n'est pas du à un quelconque complot maléfique. c'est plutôt la conséquence que l'économie, c'est à dire les clients [vous donc], a de plus en plus besoin d'innovation, donc de cerveaux, et de moins en moins de bras.
Or si chacun possède des bras, force est de constater que tel n'est pas le cas pour le cerveau, je parle du vrai, pas de ce qui en donne l'apparence.
C'est très politiquement incorrect, mais il existe des gens qui sont plus cons que d'autres !
Comme il est absolument impossible de rendre intelligent un ***, et même impossible de lui faire entendre raison (il n'y a qu'à observer l'achat de tas de pierre à des prix de cinglés pour s'en convaincre), il ne reste, pour "rétablir l'égalité" qu'à tenter de rendre *** des intelligents, et comme on n'ose pas (pas encore !) leur tirer une balle dans la tête, brider l'exercice de leur intelligence.
Ça les emmerde et leur pourrit la vie, et donc rassure et console les médiocres, mais ça les décourage et en fait fuir, un nombre de plus en plus élevé et donc diminue la prospérité générale qui se transforme en médiocrité générale. Car ce n'est pas parce qu'ils seront privés de la vue de l'intelligence que les cons vont se mettre à innover ! Au contraire, l'émulation que pouvait constituer l'observation de la réussite et qui aurait pu motiver les moins atteints ayant disparu, la médiocrité, suivie de la misère peut prospérer et se généraliser, elle.
Toute "politique" de redistribution forcée de l'intelligence ne peut, à terme, que se retourner contre ceux qu'elle prétendait aider. Ça fait trente ans maintenant que ça dure et certains, malgré l'échec patent, en redemandent !
L'erreur de base, est la prétention hallucinée que tout le monde serait égal. Il est, d'ailleurs, intéressant d'observer que seul le sport autorise, et même valorise jusqu'à l'hystérie, les inégalités, inégalités musculaires, of course ! Sport où les salaires astronomiques de certains ne gênent nullement, alors qu'on entendra hurler à coup sûr sur les profits du labo (américain, sans doute) qui aura trouvé un vaccin contre le VIH !!
Pauvres humains.... Je vous laisse à vos réflexions,
Bien cordialement,
Pajala

« Je m'interroge cependant sur le long terme : par définition, les classes supérieures sont en petit nombre (surtout en France qui est le pays des classes moyennes par excellence) »



Je crois, au contraire, que la classe moyenne française est en train d'être euthanasiée. Il reste la classe supérieure, très gros industriels, très haute finance perversement acoquinés avec le pouvoir politique, une nomenklatura donc d'un côté, et la piétaille, dans laquelle tombe d'ailleurs la classe moyenne, de l'autre.
Les biens exceptionnels se vendront toujours, quant à la piétaille on se demande comment elle peut encore se payer ses tas de pierre hors de prix sinon par le biais de l'endettement quasi gratuit. Or cette gratuité est en train, sous nos yeux, de prendre fin.
La messe est dite. Il est même étonnant que cela ne se soit pas remarqué plus tôt.......
Cordialement,
Pajala

« Une classe moyenne exaspérée rejoignant celle qui l'est déjà pourrait donner des résultats électoraux surprenants. »


Ah ? Vous avez remarqué ça, vous aussi... ! :wink:
Reste à comprendre les VRAIES raisons des blocages qui conduisent à ces exaspérations !
Et comme il y en a beaucoup qui ont tout intérêt à ce que la masse ne comprenne pas ......
Bien cordialement,
Pajala

« La vraie intelligence se trouve là où la cupidité s'éteint, je crois qu'Howard Gardner appelle ça l'intelligence existentielle. »


Tout à fait !
Reste à savoir où se trouve la vraie cupidité et quel est son joli déguisement !
Bien cordialement,
Pajala

Loi Carrez (04/04/2006)

« Et j'ai du mal à croire que les acheteurs se faisaient à l'époque enfler de 10-15% sur la surface ! dans le cas de locataires peut être, mais quand on achète on fait quand même un minimum attention ... »

Faut croire que non, puisqu'un monsieur Carrez, un homme de l'état donc gentil, a pensé qu'il était nécessaire de codifier, et en détail, tout ça ! :lol: :lol:
Cela-dit, l'argument Carrez pour "expliquer" la hausse des prix est particulièrement croquignolet ! C'est dire le mépris dans lequel on nous tient, puisqu'on nous juge même pas capables de faire une règle de trois (au programme de CM2, à moins que ce ne soit désormais Bac+3 ?)
En effet, un appartement de 100m2 à 300000 euros, avant Carrez : ça faisait 3000 euros/m2. Si les prix ne bougent pas, l'appartement est le même et le prix est le même, c'est juste un écrit administratif qui a changé on ne compte plus les embrasures de fenêtre, et l'appart il fait plus que 93m2. Sa valeur est la même, puisque c'est le même produit, 300000 euros. Le prix au mètre carré ressort désormais à 3226 euros. Mais la réalité elle, n'a pas changée. Au passage on a gaspillé pas mal d'argent en législateurs, géomètres, frais administratifs voire judiciaires, frais qui se retrouvent ou se retrouveront dans les prix, payés par le consommateur final, comme d'hab.
Mais en quoi ça explique l'envolée des prix des logements (et pas seulement du m2) ? On nous prend pour des billes, ou quoi ? Quoique, à lire certaines choses, j'incline à penser qu'ils n'ont pas tort de ne pas se gêner. Quand on a perdu l'esprit critique à ce point....
[La loi Carrez, ne s'applique curieusement pas aux maisons, quand on sait que c'est là que de gros problèmes de surface peuvent se poser, on se demande qui a reçu le bon pot de vin dans l'affaire.]

Cordialement,
Pajala

ALL : Vent de panique sur les fonds immobiliers all, De Witt (France-Info, 26/01/2006)

« De l’immobilier liquide sans être coté en bourse, avec les aléas de la cotation, n’est-ce pas le rêve de l’épargnant prudent ?

Certes, mais à condition que le prix de la part soit constamment en adéquation avec la valeur des immeubles détenus par le fonds. Or cette adéquation n’est pas toujours possible. Notamment en cas de crise. Si le marché immobilier baisse et que cette baisse est répercutée sur le prix des parts, les porteurs ont tendance à vendre, ce qui oblige les gérants à vendre leur immobilier dans les plus mauvaises conditions, accentuant encore la baisse de la valeur du fonds. Un fonds immobilier ouvert est donc une bombe. »


Amusant ! Le début d'une panique est toujours intéressant à observer i
Moi je ne les plains pas ! Faire monter le prix de la pierre à des hauteurs qui relèvent du délire, continuer à y "croire" jusqu'au bout puis se casser la gueule, bien fait pour eux. Ne se sont pas préoccupé des conséquences, notamment pour la jeunesse qui voulait légitimement se loger ? Et bien qu'ils paient, maintenant !

« De l'immobilier liquide sans être coté en bourse, avec les aléas de la cotation, n'est-ce pas le rêve de l'épargnant prudent ? »


Les "aléas de la cotation" !! Quels aléas ? La cotation c'est précisément ce qui assure la liquidité ! Vous voulez récupérer vos fond vendredi à 14h35 et vous les récupérez vendredi à 14h36 !
Le contraire ce sont, par exemple les SCPI ; ça donnait "à vendre SCPI bon état, peu servie..." et vos fonds vous les attendiez, les attendiez. Certains de 1991 les attendent encore, d'ailleurs ! :lol:
Cordialement,
Pajala

Le vrai prix des cimes (Les Echos, 20/01/2006)

« « Ils sont fous ! » C'était en 2002. A l'occasion d'une rencontre avec Benjamin de Rothschild, la conversation était venue sur les prix de l'immobilier à la neige. Et plus particulièrement à Megève, station qui doit tant à la famille du jeune baron. Le fils d'Edmond et de Nadine n'en revenait pas du niveau de prix consentis par les acquéreurs. Que dirait-il, quatre ans plus tard, des prix pratiqués dans les stations voisines de Savoie, à Val-d'Isère ou à Courchevel ? »


Nadine et Edmond sont riches ; ont su le rester. Ce qui signifie qu'ils ne sont pas tout à fait cons !
Alors quand ils voient des tas de pierre, ici des tas de bois, à des prix de cinglés délirants en phase terminale, ils disent, avec l'accent des riches, "mais ils sont fous Edmond" passent leur chemin et se gardent bien d'acheter ! Et ainsi de rester riche. Et puis ils viendront pas geindre après, eux, au moins !
40 000 euros le m2, ça relève du "placement à la demande d'un tiers", en clair de l'internement, pour mise en danger de l'économie, de la vie d'autrui. Ce n'est ni immoral, ni "méchant", ni "injuste", c'est cinglé.
C'est beaucoup plus cher qu'à Verbier !
Dans l'imagerie populaire, un fou c'était un type avec un entonnoir sur la tête ; il faut moderniser un peu tout ça, mettez leur plutôt de l'immobilier sur la tête, il existe dans les magasins de jouet des petites maisons à construire. Fous, portez un chalet jouet sur la tête ! C'est plus seyant qu'un entonnoir, non ?

FR : Les propositions du PS pour le logement (Le Moniteur, 17/01/2006)

« Pour financer ses propositions, le groupe socialiste compte sur un gain de 750 M d'euros obtenus grâce à la refonte des avantages fiscaux sur le logement, une augmentation des droits de mutation (250 M d'euros) et une réaffectation du prélèvement d'Etat sur les fonds d'épargne de la caisse de dépôts (700 M d'euros). »


Et bla bla bla, et bla bla bla !
Ça, ce sont nos sous ! Faut pas faire joujou avec les affaires des autres sans demander la permission avant. On leur a pas appris ça quand ils étaient petits ? Mal élevés, va !

« Le marché marcherait mieux sans dépenses publiques et l'immobilier serait moins cher pour tout le monde. »


OUI !

« et l'immobilier serait moins cher pour tout le monde. »


Il est évidemment difficile de deviner de combien, et serait malhonnête d'avancer un chiffre, mais dans des proportions sans doute très inattendues ; et inespérées !
On sous estime lourdement la charge de toutes ces coquecigrues étatiques, destinée uniquement à faire croire à l'utilité indispensable des gens du château, en réalité à payer leur train et leur style de vie.
Je l'ai déjà dit, tant qu'à faire, ça nous coûterait bien moins cher de leur payer un truc genre reine d'Angleterre et qu'ils ne fassent plus rien !! Surtout, touchez à rien ! De toutes manières, ils sont incompétents ! Vous aviez remarqué, j'espère ?
Cordialement,
Pajala

« Oui, mais il y aura une file d'attente gérée de la même manière que celle des HLM. »


TOUT est rare.
Les désirs des hommes étant, par nature, infinis et la contrepartie, la satisfaction, ne l'étant pas, les hommes vivent dans la rareté.
La nature et l'intensité de cette rareté varient suivant les époques et les lieux, aujourd'hui l'eau courante est abondante (mais coûte) il n'en a pas toujours été ainsi, et today en Afrique...
Mais rareté, il y a.
Alors il existe deux moyens pour "gérer" cette rareté : l'argent, et la file d'attente. Le marché et le rationnement administratif.
Faut choisir et accepter toutes les conséquences, et je dis soyez cohérent.
En n'oubliant pas ceci :
Dans un monde régulé par la file d'attente, certains voudront aller plus vite (peut être pas joli, mais c'est constaté ainsi). Alors ? Ben alors il y aura un marché noir, où l'on paiera (cher) pour avancer plus vite ; où l'on paiera de manière non-transparente, où les prix seront (sont) cachés. Où l'on paiera même parfois en nature (avantage aux fifilles, alors...). Donc des injustices, les plus graves car non dites, cachées.
Marché noir, mais marché.
Eh oui ! Chassez le naturel, il revient au galop !
Bien cordialement,
Pajala

Ben voilà, vous l'avez votre taxe !

« La taxe "est égale à 10%" du montant "égal aux deux tiers du prix de cession du terrain" »


Ça nous fait une taxe à 6,67 %, non ? Alors pourquoi prendre ce truc alambiqué de 10 % des deux tiers. Et si votre grand mère faisait du vélo sur un tonneau, on a droit à un abattement des trois cinquièmes du quart (diminué des vingt et un tente deuxièmes de l'âge de votre grand père à son décès) ?
Ou alors y aurait encore un truc que j'ai pas vu ?
Bon, QUI va la payer la taxe, selon vous ?
Ben, comme d'hab, le consommateur final, l'acheteur de Dame bubulle !!
Après, on trouve un autre truc pour punir les méchants qui font de la rétention, la foncière, la rétention... (l'autre est pas encore taxée, profitons-en :lol:) ! Bon, ils feront le cumul des punitions, les propriétaires, puis ils refileront la note cumulée à l'acheteur !
Vous n'espériez pas qu'ils prennent gentiment ça en charge, tout de même ! :lol:
Indécrottable, ce pays, indécrottable.
C'est vrai que ça ne date pas d'hier :
La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts.
[Georges Clemenceau]
Vous savez que je commence à fatiguer, moi ? Du coup, je vais raisonner comme tout le monde : "Je m'en fous, j'ai pas de terrain !".
Aaah..., ça fait du bien... :wink:
Salutations cordiales,
Pajala

Ça nous fait un truc administratif de plus (il est vrai que c'est ce dont on manquait), qui va se compliquer, avec exemptions (déjà prévues !), contraintes, re-exemptions, passe-droits, pots de vin et plus, si affinités. Un truc à la grand mère sur le tonneau, comme dit plus haut.
Puis on augmentera les taux, aujourd'hui encore raisonnables, le même coup qu'avec la CSG, jusqu'à paralyser le marché, voire créer un marché noir.
Tout ça nous éloigne encore un peu plus de la prospérité, mais bon, puisqu'une majorité semble aimer cela.
Cela ne pourra que renchérir les prix des logements, qui après le krach, seront plus élevés qu'ils ne l'auraient été sans ces intempestives interventions.
Et puis, au pire (mais c'est pas mon truc :wink:) c'est quelque chose qu'il aurait fallu faire avant ! Même histoire que pour l'indice ICC. Maintenant, c'est un peu après la bataille.
Vous verrez, on va se prendre des effet pervers, genre pénurie administrée ; tout comme l'indice que le nouveau, il avait l'air tout sympa, et que je semble le premier à avoir vu et dit que cela allait nous retomber sur la figure.
Et si on foutait la paix aux gens ?
(Parce que sérieusement, c'est le seul truc qui n'ait pas été essayé, non ?)
Bien cordialement,
Pajala

Les notaires fustigent les "déclinologues de l'immobilier" (lemoniteur-expert.com, 17/01/2006)

« Au troisième trimestre, aucun ralentissement n'a été observé {...} Les notaires s'attendent à une nouvelle croissance au quatrième trimestre, après un mois d'octobre "en demi-teinte".

Quelqu'un m'explique ? »


Faites Novlangue première langue !

Comme je suis dans un bon jour, alors je vais vous donner un de mes trucs :
Quand on vous dit que tout va bien, que ça va continuer comme ça, et tout, et que vous, vous reniflez une odeur contradictoire, vous prenez les chiffres qu'on vous dit que tout va bien avec, et vous les prolongez, ici 15% de hausse annuelle, ça nous fait des prix multipliés par quatre dans dix ans, seize dans vingt ans, et donc soixante quatre pour vos enfants !
Ça vous paraît absurde ? Ça l'est !
Donc la courbe, il va lui arriver un accident ! Comment ? Ben elle va changer de sens, la courbe. Quand et à quel rythme ? Ça, c'est l'inconnu.
J'avais fait ce truc avec les taux des obligations en 1982 qui étaient à 17% alors. Les taux ont baissé pas mal, non ? Et les actions monté pas mal non plus.... C'est presque une martingale, ce truc. Ah, à l'époque mon banquier m'avait traité de fou !!!
Cordialement,
Pajala

« L'honnêteté, la sincérité sont des valeurs qui visiblement ne valent plus grand chose... »


Vous savez, personne n'est obligé de vendre hors de prix, parce que la folie momentanée des hommes lui en donne le pouvoir ! Personne ! Personne n'est obligé de se servir de son pouvoir (toujours précaire et momentané). Personne n'est obligé d'agresser la grand mère seule dans la rue.
Ce n'est pas parce qu'on possède l'anneau de Gygès que l'on doit s'en servir !
Ce qui nous fait humain c'est précisément de savoir renoncer, parfois (souvent) ; surtout renoncer à des facilités plutôt honteuses, parce que trop faciles (et à l'origine desquelles vous n'êtes pour rien).
Bref, être responsable, avoir une conscience (ce truc intérieur qui vous parle, vous savez).
Individu, responsable, conscience que des mots qui vont à l'encontre de la société actuelle.
Que des mots qui font partie de l'éthique libérale, la vraie, l'exigeante.
La société dans laquelle nous vivons n'est pas libérale, c'est une société qui fait la "synthèse" entre administration tatillonne et laxisme irresponsable. Regardez l'actualité ! Et jugez par vous-même.
J'ajouterai, pour les cyniques peu épris d'éthique, qu'à trop tirer sur la corde on la casse !
Je suis fatigué,
Pajala

« La DESINFORMATION bat son plein comme à l'époque du NAZISME (je pèse mes mots)

que les notaires s'occupent de leur métier (qui n'est pas de faire des pronostics) et la société s'en portera que mieux. »


Ah ? Vous avez remarqué, aussi ?
Le métier de Notaire était noble et très particulier. C'est la seule profession qui avait traversé l'histoire [révolution, restauration, empires, républiques, état français (Pétain)] sans dommage. C'est le seul truc qui a conservé un élément d'ancien régime (avant 1789) la vénalité des charges. C'est un lieu où on authentifie le droit mais où on FAIT le droit aussi !
Bref une profession noble (dans tous les sens du terme), fermée (numerus clausus + prix de l'étude) solide (traversé l'histoire sans dommage majeur).
Et voilà ti pas que cette profession accepte de s'abîmer depuis une trentaine d'années en renonçant à son âme. Devient l'auxiliaire fiscal de l'état, se mêle de "débats" journalistiques vaseux etc ; tout ça pourquoi ? On devient complice de l'état parce qu'on cherche sa PROTECTION contre la concurrence ! (On a peur de certains projets européens).
On a traversé 1793 le tête (!) haute et on frémit à l'idée de concurrence !!!
Alors on fait des petits arrangements avec l'état, et... on perd son âme. Car le Notaire, gardien intime du patrimoine, parfois un peu curé, un peu psy, devenu l'auxiliaire du fisc, ça fait un tantinet désordre.
Cordialement,
Pajala

« Pour information, cela fait maintenant des années que l’analyse des politiques publiques et la sociologie des organisations sont enseignées dans toutes les universités et grandes écoles françaises, Science Po et ENA inclues.

De quoi s’agit-il ? De disciplines qui permettent d’appréhender les conséquences et les « effets induits » des politiques publiques (par exemple, le fait que le versement d’une allocation logement destinée à aider les ménages modestes à se loger à moindre frais aboutisse paradoxalement à une hausse des loyers généralisée).
Notre personnel politique est, la plupart du temps, parfaitement formé à ces problématiques et a pleinement conscience des conséquences de ses actes.

Ainsi, lorsque le gouvernement actuel prend des mesures destinées à entretenir la bulle (prêt à taux zéro, dispositifs de Robien et Borloo, nouvel indice, etc.), il ne commet pas d’erreur par incompétence mais procède par choix stratégiques destinés d’une part, à conforter son assise auprès de sa clientèle politique, et d’autre part, à rester aux manettes du pouvoir le plus longtemps possible. Simplement. »


Oui nous sommes bien d'accord, notamment sur votre dernier paragraphe.
Toutefois le fait que quelque chose soit enseigné ne signifie pas que le savoir correspondant soit acquis.
Il y a deux attitudes face au savoir, la joyeuse, celle qui consiste à prendre plaisir à acquérir le savoir, ensuite on porte ce savoir dans "la valise à outils du savoir" qu'on a en permanence avec soi, et .... l'autre.
L'autre, c'est le "savoir course de haies" on saute des haies (passe des examens) pour avoir des parchemins, et après on oublie le savoir, qu'au fond, on méprise !
Donc on est pas tellement compétent....
En plus, ce truc de course de haies, ça ne sélectionne pas tellement les capacités d'intelligence, mais la capacité neuro-psychologique à se concentrer bien-bien devant un obstacle, et à le sauter. Une capacité d'assaut plutôt, donc ; ça sélectionne des guerriers !
Retournons un instant au château, maintenant.
Le premier, tout premier truc à faire quand on arrive au château c'est constituer une coterie, ou adhérer vite vite à une. Pour ça rendre des services, surtout si possible des inavouables (et hop, dossier ; pour plus tard. Y en a un qu'est Maître es ce truc, vous voyez....).
Et après on joue au "jeu du château". C'est quoi ça, le jeu du château ? Ben c'est on complote, entre coteries, les uns contre les autres et tout (ça tombe bien, puisqu'on a été sélectionnés en tant que "guerriers").
Mais on complote pas contre vous ! Non, le château se conduit vis a vis du peuple, biologiquement, comme un parasite, pas comme un ennemi agresseur. Ses guerres sont intestines. L'état n'est que le ténia du peuple !
J'en veux pour preuve cette histoire d'indice de loyers. Vous avez lancé l'information et j'ai tout de suite vue que cela pourrait bien se retourner contre les locataires que l'on souhaitait sincèrement avantager (because 2007, faut pas rêver) !

Et pourquoi Pajala il a vu et que les gars d'en haut se sont pris les pieds dans la tapis ?
D'abord parce que mon savoir il est de la catégorie joyeux, vrai donc ! Ensuite parce que mon intelligence n'était pas occupée (parasitée par) à autre chose qu'à comprendre le truc ; tandis que celle des gars qui l'ont pondu, elle était toute tournée vers les effets de 2007, peut être même qu'il y a un truc dans le nouvel indice qui emmerde une profession qui soutient une autre coterie, que sais-je, en tout cas on était pas préoccupé vraiment des locataires, mais du vote de ceux-ci en 2007 et, sans doute, de glisser une peau de banane sous les pattes de la coterie concurrente !
Et que du coup, on a pondu un truc incompétent. Doublement, d'ailleurs, car ça ne va pas attirer la sympathie des électeurs supposés, qui, en plus, croient (à tort) qu'on l'a fait exprès contre eux....
Que maintenant ça doit s'engueuler ferme au château sur ce coup.
Mais le château il veut pas la mort de son peuple, seulement le parasiter pour continuer à jouer.
Pas plus que le ténia ne souhaite la mort de son hôte. Quand ça arrive, c'est un accident, et plutôt une mauvaise nouvelle pour le ténia, d'ailleurs.
Mais ce qui ne cesse de m'étonner, c'est la propension d'aller demander secours au ténia. Franchement, vous auriez un problème, par exemple votre petite copine vous quitte, vous iriez demander de l'aide à votre ténia ??
Bien cordialement,
Pajala


« Il me semble bien pourtant que certain parasite apporte également quelque chose a leur parasité... Comme certains petits poissons qui nettoie les baleines ou requins et se nourrissent des déchets de nourriture laisse derrière eux... Comme certaines bactéries qui favorisent le développement des truffes... Comme pas mal d exemples en fait!

La question est : pourquoi continuons nous a nous embêtez avec ce que tu appelles un parasite? Il doit bien nous apporter quelque chose... »


En effet !
C'est bien pour ça que j'ai parlé de parasite, et pas d'agresseur !
Mais ce que vous décrivez n'est pas le parasitisme, mais la symbiose !
1) Le rémora le requin, faut pas qu'il en ait trop. Sinon il s'en débarrasse, et le requin faut pas trop l'embêter....
2) La symbiose, je veux bien par contre, à condition de :
a) Pouvoir choisir mon symbiote, et de m'en passer si je le juge utile, bref qu'on ne me contraigne pas à l'action symbiotique... :wink:
b) Que le symbiote il fasse son boulot, et que, comme le rémora du requin, il me débarrasse des parasites, et, en échange, je lui abandonne quelques miettes de mon festin.
Parce que si le symbiote, il est même pas capable de me laisser voyager en train sans qu'on me pique ma montre, mon portable, qu'on me casse deux dents et que, si je suis une fifille, on me viole, alors le symbiote n'est qu'un vulgaire ténia parasite !
Oui aux rémoras, non aux ténias, oui aux rémoras, non aux ténias ; tiens, un slogan novateur à crier dans les manifs ; ça nous changera un peu ! En plus ça va plaire aux médias, ça !!
Bien cordialement,
Pajala

« Ceci dit, la symbiose n'est ce pas simplement un parasite qui aurait des effets positifs sur son hôte? »


La symbiose, c'est un truc genre contrat réciproque, tu me rends un service, je t'en rends un autre.
Le rémora gratouille les nageoires du requin, il bouffe les parasites (bien fait pour eux !), truc que le requin peut pas faire lui-même, en échange le requin lui laisse manger les miettes, de toutes manières perdues, lui sert de véhicule (ça nage mal les rémoras) et surtout le protège ; Parce qu'aller agacer un rémora qui a un requin pour pote, c'est pas gagné....
Le ténia, y bouffe la nourriture qu'on devait digérer, qu'après on devient tout maigre. (Il y a eu, une sale affaire de médecins qui donnaient des gélules au ténia aux fifilles qui veulent être toutes maigres ; traitement amaigrissant, pour une fois, efficace !! Ça s'est mal terminé pour les dits "médecins").
L'état, c'est pire encore, c'est un ténia qui se fait passer pour un rémora ! Un ténia menteur !
Cela dit, si il y a deux mots, symbiose et parasitisme, c'est qu'il y a deux choses.
"Les choses qui se ***çoivent bien s'énoncent clairement et les mots pour le dire viennent aisément."
Cordialement,
Pajala


« Enfin bon la on est un peu loin du sujet je trouve... On chipote sieur Pajala »


Chipoter ? je vous l'accorde.
Mais le sujet, on est en plein dedans, je vous assure....
Un état qui a mal tourné, c'est un parasite donc ? :lol:
Bien à vous,
Pajala


« Maintenant comment juge t on le fait qu il est bien "tourné"? Tout cela reste assez subjectif finalement... »


Subjectif, subjectif.....
Un état symbiote (finalement, ça me va bien) protège ses citoyens contre les criminels. Il ne commet pas de crime lui-même. Donc pas de contrainte (soyons réalistes, un minimum) et protection contre les agressions criminelles.
Le crime étant défini comme la rupture du consentement, et l'initiative de la violence.
Au vu de l'actualité récente, j'ai l'impression que nous avons affaire à un obèse ténia ! Et ceci ob-jec-ti-ve-ment !
Bien cordialement,
Pajala

FR: Les banques peu exposées au ralentissement de l'immo (La Tribune, 13/01/2006)

« Et pour les compagnies d'assurance ? L'immobilier leur sert de garantie pour leurs portefeuilles, non ? »


Même plus tellement.
Les compagnies d'assurance ont pas mal revendu leur immobilier ces derniers temps. Vente de l'immobilier physique à des marchands qui, ensuite, les "découpent" et même vente de leurs participations dans des foncières, Gécina a été revendu par AXA (je crois que c'était AXA qui détenait une forte participation) à un espagnol.
Bref, les compagnies d'assurance, avisées, se sont déjà retirées du jeux et ont désormais, en garantie, de vrais actifs, diversifiés, des actifs financiers.
Alors ?
Toujours partisans de "profiter des taux bas" pour acheter sa maisonnette standard à 48 ans de Smic ...?
Bien cordialement,
Pajala

FR : Le marché de l'immobilier ancien se refroidit doucement (Les Echos, 06/01/2006)

Si ce sont les "cadres" et autres professions "supérieures" qui achètent ce n'est pas en raison de leurs revenus (qui ne sont plus ce qu'ils étaient) mais en raison du fait que ces catégories avaient des biens à vendre !
En somme, elles paient dans la même monnaie surévaluée, achètent de l'immobilier avec de... l'immobilier. (L'éventuelle petite différence ne pose guère de problème, alors).
Ce mécanisme s'apparente arithmétiquement à une pyramide : chacun sait que dans une pyramide (jeux interdit en France ! Mais obligatoire pour la retraite :lol:) les premiers entrés sont gagnants. Les derniers y laissent leur chemise. Cela fonctionne aussi longtemps qu'il y a des entrants, et même, plus d'entrants au rang N+1 que d'entrés au rang N (cf. retraites..... :lol:).
Ce qu'on lit dans l'article c'est précisément qu'il n'y a plus (presque plus, chipotez pas) de nouveaux entrants, les "primo accédants".
Alors ?
Ben alors la pyramide s'effondre, et seuls les premiers sortis resteront gagnants.
C'est bien la bubulle finale !

« les agents immobilier qui se félicitent de la montée des prix »


Des agents immobiliers, j'en connais !
Récemment je discutais avec une, une vraie pas une fantasmée, qui me disait attendre la baisse des prix avec impatience, "parce qu'elle en a marre de ne rien vendre !".
La commission, bien sûr plus elle est grosse plus c'est bon à prendre, mais c'est le volume qui les intéresse les agents immobiliers ! Mieux vaut 45 commissions moyennement raisonnables qu'une seule grosse, voire pas du tout !
La personne en question travaille dans un coin très chic de la Côte d'Azur. Ça se vend mal en ce moment, très mal. Et même avec des vendeurs qui baissent leurs prétentions, ça reste ! Comme si les acheteurs attendaient quelque chose......
Bon, il y a des trucs qui partent quand même (le très très beau, selon elle), mais l'ambiance de fête n'y est plus. Ça c'est certain !

« Penses-tu que le crédit hypothécaire puisse avoir un impact quelconque sur le marché immobilier stp? »


Si vous entendez par "crédit hypothécaire" le coût du crédit la réponse est formellement oui. Surtout puisque les gens raisonnent (à tort) en termes de "coût de la mensualité" au lieu de regarder combien, au total leur coûte la plaisanterie.
(Je me rends compte que c'est ainsi que les gens raisonnent en majorité. Pour moi, il était tellement évident que c'était le total et lui seul qu'il fallait regarder.....)
Si vous faites allusion aux possibilités de "recharges de crédit" (recharges d'emmerdes, plutôt :wink:), l'influence de cette possibilité me semble quasi nulle à court terme. À long terme elle serait plutôt baissière, toutes choses égales par ailleurs, en raison des ventes forcées qu'elle engendrera.
Mais, ai-je bien compris votre question ?

« Ce qui m'inquiète c'est la possibilité de "recharger" son hypothèque.
D'après vous, cela n'aura aucun impact. »


- À court terme je ne vois pas l'impact que peut avoir sur le marché, le fait d'avoir la possibilité de "recharger" (ah, les mots, décharger son patrimoine plutôt) l'hypothèque qui est associée au bien que l'on envisage d'acheter. Je ne pense pas que des gens vont se précipiter en se disant que, dans dix ans, il pourront acheter une voiture ou autre chose avec la recharge de l'hypothèque de leur tas de pierre.
- À long terme cela "facilitera" le surendettement, les incidents de paiement, donc les saisies, ventes forcées, etc. Plutôt un élément baissier donc, dans une mesure qui me semble impossible à apprécier aujourd'hui.
Bien cordialement,
Pajala

L'extension du prêt à taux zéro aux ménages aisés ne profitera qu'à 10 000 foyers (Le Monde, 04/01/2005)

« Non mais quelle blague ! Un prêt social accessible aux classes aisées. :shock: »


Comme d'hab !
Le prêt à taux zéro ça n'existe pas !
Le prêt, il est avec intérêts, bien sûr ! (vous prêteriez, vous, vous sous sous gratuitement, à des gens que vous ne connaissez même pas ?).
Simplement les intérêts, c'est pas les débiteurs qui les paient.
Alors qui ?
Ben l'état, avec l'argent des impôts ! Et comme les impôts, y sont surtout payés par la "classe aisée" (plus si aisée que ça, au demeurant...), il est pas choquant qu'elle en profite, la classe "aisée" de ses sous...
Bon, il aurait été plus simple de les lui laisser, mais trop simple pour être français, sans doute.
Quant aux pauvres, ils sont de toute manière trop pauvres pour acheter (le prêt taux zéro est plutôt petit) vu les prix délirants atteint grâce à bubulle, encore, un peu, gonflée par Monsieur taux zéro. Et comme les pauvres y paient quand même des impôts, ne serait ce que la TVA.... Si vous résumez bien ce que j'ai écrit, entre les pauvres et les classes aisées, il y en a un qui se fait encore plus arnaquer que l'autre sur ce coup.
Une tringle à rideau au premier qui dira lequel !
Et une deuxième tringle à rideau, en métal doré, à celui qui verra à qui ça profite vraiment ce truc...
Bien à vous,
Pajala

Hausse de 12,5% des permis de construire sur un an (Le Nouvel Observateur, 27/12/2005)

« Très bien très bien... Continuez mes moutons. Endettez vous et construisez!
Demain, on aura un joli scénario de suroffre. Comme en Allemagne! »


Ben oui !!
Au fond de quoi vous plaignez-vous ? De bons et gentils gogos vous construisent les logements quasiment gratos que vous aurez demain !
Ça vous agace parce qu'en ce moment, vous êtes jeunes et que vous avez le coeur, et vous voudriez bien avoir la chaumière qui va avec ? Surtout que sans chaumière, le coeur....
Bref vous êtes impatients, on comprend ça, mais je rappelle que le grand Kafka écrivait que l'impatience était sans doute la pire des tragédies humaines.
Reste à ne surtout pas faire la connerie si tentante : acheter aujourd'hui ! Coluche nous rappelait : "Et dire que si on cessait de l'acheter, ça ne se vendrait plus !".
N'oubliez jamais que le vrai pouvoir, le seul qui vaille (quand on n'est pas en dictature) est dans les mains du client ! Le reste c'est du grand théatre pour gogos !
Bon, je ne vous dis pas bonne année 2006, parce que le krach ils sont prêts à TOUT pour qu'ils ne se produise pas avant 2007. Mais ont-ils les moyens d'être prêts à tout ? Au fond, bonne année, si !
Bien cordialement à tous.

De l’allongement à venir de la durée des prêts hypothécaires (10/12/2005)

« et augmenter les salaires des jeunes, c'est pas possible ? »


Augmenter les salaires suppose une meilleure productivité générale, la diminution des gaspillages donc un changement total de l'état d'esprit actuel :wink:

« Il ne faudra pas leur demander d'aider les anciens »


Les jeunes qui aident les anciens c'est valable dans les "économies très primitives", dans le monde tribal.
Les anciens, avant de l'être, ont été jeunes, non ? Et ils savaient qu'ils allaient devenir anciens, la retraite (contrairement à l'accident ou à la maladie) n'est PAS un aléa !!
Ça peut donc se préparer tranquillement tout au long de la vie.
Donc, on fout la paix aux jeunes !!! [extrait de " On fout la paix aux gens "]
Cordialement.

« Si les parties y trouvent un intérêt économique, qui les empêche de contracter? »

« Pour ce que mon avis importe, je ne vois pas ce modèle "prendre" en France du jour au lendemain non plus. Pourquoi pas petit à petit? »


Sauf que c'est précisément la "Liberté de contracter" que l'on assassine ainsi, et rendant la contrat tellement léonin qu'il en devient impossible pour l'immense majorité.
Et qu'il conviendrait d'en prendre conscience et de se manifester ! Manifester contre l'hypothèque rechargeable et les prêts à 50 ans ? Pourquoi pas ? On manifeste bien pour des c.

En Suisse, le gouvernement fédéral avait proposé l'abolition des impôts sur le revenu constitué par le loyer que l'on se verse à soi-même lorsqu'on est propriétaire en échange de la fin de la déductibilité des frais hypothécaires (intérêts) ; voilà une chose qui allait dans le bon sens. Hélas le "paquet fiscal" comportait d'autres éléments, et une votation très politicienne a été organisée et le souverain (c'est ainsi qu'on appelle le peuple en Suisse, ça laisse rêveur, non ?) l'a rejetée.
Par ailleurs il est fortement question de ne plus permettre 'l'emploi du troisième pilier" pour l'achat d'un logement.
En Suisse, les prix des logements sont cinglés, ça ne date pas de la bulle, et surtout ils sont cinglés PARTOUT !
Bref, on tente en Suisse, maladroitement d'aller dans la bonne direction.
Et nous d'aller dans la mauvaise.
Cordialement.